13 août 2015
Tennis senior
Denis Dumas perce le top 10 mondial
Par: Maxime Prévost Durand
Denis Dumas perce le top 10 mondial

Denis Dumas perce le top 10 mondial

Denis Dumas a obtenu son meilleur classement à vie au sein de l’ITF en juin, intégrant pour la première fois le top 10 mondial chez les 50 ans et plus. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Denis Dumas a obtenu son meilleur classement à vie au sein de l’ITF en juin, intégrant pour la première fois le top 10 mondial chez les 50 ans et plus. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une dizaine d’années après son retour sur les courts de tennis, le Maskoutain d’adoption Denis Dumas s’est imposé au sein de l’élite mondiale chez les seniors. Au cours des dernières semaines, il a franchi un cap important en perçant le top 10 du classement de l’ITF (Fédération internationale de tennis) chez les 50 ans et plus, tant en simple qu’en double.

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Une victoire en simple en finale du tournoi La Baule, disputé en France, lui a permis d’atteindre son meilleur classement en carrière, une 9e place mondiale.

À peu près au même moment, il ­intégrait également le top 10 en double, puis ­prenait le 11e rang du classement en double mixte, ses meilleurs classements en carrière. « Ça aurait été le fun de percer le top 10 dans les trois catégories, mais c’est super intéressant d’avoir réalisé l’exploit en simple et en double. C’est un bel accomplissement », a-t-il soutenu lors d’une rencontre avec LE COURRIER cet été.

« Je me sens privilégié, après avoir été loin du tennis pendant plusieurs années, de pouvoir vivre ces expériences et jouer contre des joueurs qui ont déjà fait carrière sur le circuit de l’ATP. L’an dernier notamment, j’ai joué en mixte contre Rick Leech, un ancien numéro un mondial en double qui a remporté cinq Grand Chelem. »

Cette année, cet ancien espoir du tennis junior au Canada compte notamment sur sa feuille de route une finale en simple et un titre en double au tournoi de Mont-Tremblant, tenu en mai, de même qu’une finale en simple et en double au championnat canadien de l’ITF en­ juillet.

Content de vieillir

Celui qui a célébré récemment son 54e anniversaire de naissance en est à sa dernière saison chez les 50 ans et plus. Dès janvier, il fera le saut chez les 55 ans et plus et ses ambitions sont grandes. « J’aimerais me rapprocher du numéro un, avoue-t-il. On va voir comment ça va aller, mais ma position actuelle me motive à m’entraîner plus pour l’an prochain. »

Il tentera de profiter du départ du numéro un actuel, Glenn Busby, qui passera chez les 60 ans et plus, afin d’obtenir le meilleur classement possible. « C’est là que ça se passera! », lance-t-il.

M. Dumas laissera du même coup derrière lui une bête noire, Manfred Hundstorfer, joueur le mieux classé dans sa catégorie actuelle. « En changeant de catégorie l’an prochain, je ne l’affronterai plus puisqu’il restera chez les 50 ans pour un an encore, se réjouit-il. Je suis très content de vieillir! (rires) »

Pas payant chez les seniors

Malgré son nouveau statut de top 10 au monde en simple (il se retrouve maintenant au 10e rang du plus récent classement), il ne faut pas croire qu’il roule sur l’or grâce à son sport.

« Si j’avais le même classement au golf, je ferais 1 M$ et plus par année parce que le Senior Tour au golf a de grosses bourses. Au tennis, les bourses peuvent être de 1000 $, de 500 $, mais c’est ce que ça te coûte pour aller participer au tournoi! Ceux qui vivent du tennis, c’est qu’ils ­l’enseignent aussi », explique-t-il.

C’est donc durant ses vacances que Denis Dumas, un conseiller technologique aux entreprises, se permet de disputer des tournois un peu partout dans le monde. Après des tournois en France ce printemps, il prévoit se rendre en Amérique du Sud à l’automne pour disputer des tournois en Argentine et au Brésil.

Plus près de chez nous, il participera au championnat national à Montréal dans la catégorie des 40 ans et plus (!), « un ­challenge » qu’il se donne.

« J’ai recommencé à jouer il y a une dizaine d’années et chaque année mon niveau de jeu augmente. Tant que la santé sera au rendez-vous, je verrai jusqu’où je peux me rendre », conclut-il.

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