11 août 2016
Protection du revenu agricole
Dépôt d’une pétition de 4 350 noms
Par: Le Courrier
Sur la photo, dans l’ordre habituel, Marcel Groleau, producteur de lait et président de l’UPA; Alain Laflamme, éleveur de porcs à Saint-Simon et Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Sur la photo, dans l’ordre habituel, Marcel Groleau, producteur de lait et président de l’UPA; Alain Laflamme, éleveur de porcs à Saint-Simon et Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Une pétition regroupant 4 350 signatures a été déposée au gouvernement provincial. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Une pétition regroupant 4 350 signatures a été déposée au gouvernement provincial. Photo François Larivière | Le Courrier ©

De nombreux producteurs agricoles de la Montérégie ont déposé dernièrement une pétition de 4 350 noms auprès du gouvernement provincial. Les signataires exigent du gouvernement la mise en place d’un véritable filet de sécurité du revenu afin d’assurer la pérennité de l’agriculture au Québec.

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Cette pétition avait été lancée en mars, à l’instigation d’Alain Laflamme, éleveur de porcs à Saint-Simon.

« Nous déposons cette pétition au gouvernement afin qu’il nous donne de vrais outils pour assurer un revenu décent à tous les producteurs, et ce, quel que soit leur secteur de production », a indiqué Alain Laflamme, lors d’une conférence de presse organisée sur le site de l’Expo agricole.

Celui-ci estime que la décision de La Financière agricole du Québec d’abolir l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) des producteurs oeuvrant dans les secteurs du soya, du maïs et des pommes de terre signifie que ces derniers devront assumer une grande partie des risques associés à la volatilité des marchés.

« Il est essentiel que le gouvernement mette en place un programme d’appui au développement des entreprises agricoles. Le gouvernement se doit d’appuyer le développement économique de tous les secteurs, l’agriculture comprise », a mentionné Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie.

La direction de l’UPA estime que la décision de la Financière agricole a été prise sans aucune évaluation d’impact et sans prendre en considération les conséquences pour les producteurs, la relève et le transfert des entreprises aux générations futures.

« Le gouvernement prend des décisions à la pièce sans évaluer les conséquences à moyen et long terme que ce soit pour les régions ou la relève agricole. L’abolition de l’ASRA pour le maïs, le soya et les pommes de terre est une démonstration éloquente », déplore Marcel Groleau, producteur de lait et président de l’UPA.

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