1 août 2013
Élue à la tête de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
Dernier tour de piste pour la sénatrice Andrée Champagne
Par: Le Courrier
La sénatrice Andrée Champagne a été élue à la présidence de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

La sénatrice Andrée Champagne a été élue à la présidence de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Andrée Champagne ne chômera pas au cours de sa dernière année de fonction au Sénat canadien. En plus de poursuivre ses tâches à titre de vice-présidente du Comité permanent des langues officielles du Sénat, Mme Champagne assurera aussi la présidence de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Son élection a été confirmée au terme des assises annuelles de l’organisation, tenues à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, au début du mois de juillet. En sa qualité de présidente, Mme Champagne s’est vue remettre par la même occasion le grade de Grand Croix de la Pléiade, soit la décoration la plus élevée de l’ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures.

Pour la sénatrice, cette élection permet de boucler la boucle de son implication au sein de l’APF de brillante manière. De fait, Mme Champagne aspirait à la présidence de l’Assemblée lorsqu’elle a perdu son poste de députée fédérale aux élections de 1993. « J’étais heureuse de réintégrer l’APF à la suite de ma nomination au Sénat, d’y retrouver des amis et surtout des enjeux qui me tiennent à coeur », a remarqué Mme Champagne, en entrevue au COURRIER. L’Assemblée parlementaire de la Francophonie tient lieu d’assemblée consultative de la Francophonie. Elle regroupe des parlementaires de 78 parlements ou organisations interparlementaires réparties sur les cinq continents. « Son action vise surtout à promouvoir et défendre la démocratie, l’État de droit, le respect des droits de la personne ainsi que le rayonnement international de la langue française et la diversité culturelle », précise Mme Champagne. L’APF intervient par ailleurs devant les chefs d’État et les gouvernements lors des Sommets de la Francophonie.L’horaire de la sénatrice sera donc bien chargé au cours de la prochaine année : rencontre des présidents de sections des Amériques à Québec en août, remise du prix de l’APF à la cérémonie de clôture des Jeux de la Francophonie à Nice en septembre, Assemblée de l’Union interparlementaire à Genève en octobre et réunion de la Régionale Europe de l’APF en Moldavie en novembre sont quelques-uns des déplacements déjà inscrits à son agenda. « Ce sera une année très occupée, puisque je poursuivrai aussi mon mandat à la vice-présidence du Comité permanent des langues officielles », explique la sénatrice, qui ne pourra toutefois pas mener à terme le mandat de deux ans habituellement accordé à la tête de l’APF. « Il faut bien sûr être parlementaire pour siéger à l’Assemblée. Or, au Sénat canadien, la retraite est obligatoire à 75 ans, selon les lois constitutionnelles. Je devrai donc quitter mon poste de présidente en même temps que le Sénat, en juillet prochain », a-t-elle précisé, espérant du même souffle qu’elle pourra continuer à s’impliquer autrement dans les grandes réunions internationales de l’Assemblée par la suite. La sénatrice n’est par ailleurs que la deuxième femme à présider l’APF depuis sa création en 1967. « Je suis fière d’avoir été élue à la présidence, a conclu Mme Champagne. Notre voix porte les intérêts et les aspirations des peuples de l’espace francophone que nous, parlementaires, représentons. »

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