23 juin 2016
Des accusations de pédophilie portées contre un ex-employé de la Ville de Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand
Luc Lalonde peu avant sa comparution, lundi, au Palais de justice de Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Luc Lalonde peu avant sa comparution, lundi, au Palais de justice de Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Un ancien employé de la Ville de Saint-Hyacinthe,

L’homme de 63 ans fait face à trois chefs d’agressions sexuelles, deux d’attouchements sexuels sur un mineur et deux autres d’incitation à un contact sexuel. Les accusations déposées contre lui font état d’une seule victime et les faits reprochés se seraient produits entre 2008 et 2013.

Au terme de sa comparution, il a été libéré sous certaines conditions, dont celle de ne pas être en contact d’enfants de moins de 16 ans sans la présence d’un adulte au fait des accusations, ni d’entrer en contact avec sa victime ou sa famille immédiate. Il reviendra en cour le 22 août pour la suite des procédures.

Me Luc Simard est l’avocat qui le représente.

Luc Lalonde est une personnalité bien connue à Saint-Hyacinthe. Il était entré au service de la Ville de Saint-Hyacinthe le 28 juin 1982 à titre de préposé aux télécommunications au Service de la sécurité publique. Il a été promu superviseur au même service le 4 juillet 1995, accédant ainsi à un poste cadre. Le 7 octobre 2002, au lendemain du grand regroupement municipal, il a été nommé coordonnateur à la circulation au Service des travaux publics, poste qu’il a occupé jusqu’à ce qu’il accède à la retraite en juin 2012, après 30 ans de service. Le sexagénaire a aussi été impliqué dans le monde du sport maskoutain, plus particulièrement au niveau du hockey et du golf.

Le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, connaît bien l’accusé, puisqu’il l’a côtoyé à la Ville durant plusieurs années. Lundi, après la séance du conseil, M. Bilodeau a répondu qu’il avait été informé de cette arrestation, mais qu’il n’émettrait aucun commentaire à ce sujet.

Avec la collaboration de Benoit Lapierre

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