25 avril 2013
Première partie
Des anomalies détectées au CLD
Par: Martin Bourassa

Les honneurs s’accumulent au Centre local de développement Les Maskoutains (CLD) et à la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale, les deux organismes voués au développement économique de Saint-Hyacinthe et région.

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Le CLD a été consacré CLD de l’année au Québec en 2012 et la Cité a mérité le titre de Meilleur parc technologique en émergence au monde en 2011 décerné par l’Association des parcs universitaires de recherche (AURP).

Tout récemment, le grand manitou de ces deux organisations, Mario De Tilly, a même mérité le prix de Personnalité du monde alimentaire 2013 et le prix Alphonse-et-Dorimène Desjardins, soulignant l’impact de son action en Montérégie, dont les 20 dernières années passées à Saint-Hyacinthe.Ces deux organismes apparentés et financés en tout ou en partie à même les fonds publics sont désormais cités en exemple partout comme un modèle à suivre, alors que l’on sait finalement très peu de choses sur leur régie interne, leur fonctionnement, leur financement et surtout leurs dépenses. C’est dans l’espoir d’éclaircir toutes ces zones grises que Le Courrier de Saint-Hyacinthe a épluché et décortiqué plus d’une centaine de documents ces dernières semaines.Résultat? Nous avons découvert de troublantes pratiques et failles au niveau de la reddition de comptes et de la gouvernance du CLD et de la Cité, deux organismes présidés par le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier.Présenté sur deux semaines dans nos pages Affaires, cette vaste enquête sur la gouvernance du CLD et de la Cité en fera sûrement réfléchir plus d’un, au moment où le gouvernement du Québec dit vouloir s’appuyer sur l’expertise des CLD pour la mise en place de la future Banque de développement économique.

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