8 décembre 2011
À sa première saison complète à la barre de l'équipe
Des attentes plus élevées pour Pouliot et sa bande
Par: Maxime Desroches
Le Drakkar de Baie-Comeau a tenu une séance d'entraînement sur la glace du Stade L.-P.-Gaucher, lundi matin.

Le Drakkar de Baie-Comeau a tenu une séance d'entraînement sur la glace du Stade L.-P.-Gaucher, lundi matin.

Au beau milieu d’une séquence de parties disputées sur la route, le Drakkar de Baie-Comeau était de passage à Saint-Hyacinthe, lundi matin, au lendemain d’un match disputé contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. La troupe dirigée par le Maskoutain Mario Pouliot a tenu une séance d’entraînement à un rythme effréné sur la glace du Stade L.-P.-Gaucher.

Après un début de saison canon — le club de la Côte-Nord présentait une fiche de 11 victoires et 4 revers après 15 rencontres —, le Drakkar passe actuellement à travers une période sombre, n’ayant connu la victoire qu’à trois reprises au cours de ses 10 dernières sorties (3-6-1). Ce mauvais quart d’heure, l’instructeur Pouliot l’explique notamment par l’absence de combativité de ses meilleurs effectifs à l’attaque.

« Depuis le début de la saison, on forme une équipe qui marque beaucoup de buts spectaculaires. Ce qu’on appelle dans le jargon des garbage goal, ce n’est pas trop notre fort. Ça nous rattrape en ce moment, car les équipes se sont ajustées à notre style. Il manque un ou deux attaquants fougueux à notre noyau », déplore le détenteur du record du circuit midget AAA pour le haut coefficient de victoire (,764) au cours de ses huit saisons passées à la barre des Gaulois du Collège Antoine-Girouard.

Fini l’apprentissage

Tandis qu’il a pris les rênes de l’équipe alors que celle-ci croupissait déjà dans le sous-sol du classement en octobre 2010, Pouliot a profité de la période estivale pour parfaire ses stratégies et établir de nouveaux objectifs pour son groupe de joueurs. Il admet volontiers qu’il a été plus facile de se préparer avec quelques mois supplémentaires à sa disposition.

« La structure mise en place à mes débuts l’an passé mettait l’accent sur l’apprentissage. Cette saison, on souhaite que ça paraisse dans les résultats. Les gars ont vieilli d’un an (le Drakkar comptait plusieurs recrues de 17 ans l’an dernier). C’est maintenant à eux de nous prouver qu’ils peuvent jouer intelligemment, exécuter le plan de match et gagner sur une base régulière », raconte le pilote de deuxième année.La fiche cumulative de 15-14-1-0 confère au Drakkar le 11e rang au classement du circuit Courteau. Déjà, le 25 novembre, il a remporté son 13e gain de la campagne, surpassant ainsi sa piètre récolte de 12 de la saison dernière.

Duel père-fils à Boisbriand

Dans le cadre d’une série aller-retour face à l’Armada, Mario Pouliot a dirigé, vendredi et dimanche, contre son fils de 20 ans, Raphaël. Il admet qu’une émotion particulière accompagne ces matchs l’opposant à fiston.

« Raphaël connaît une bonne saison. C’est un joueur qui apporte un élément intéressant par sa fougue et son éthique de travail. Il est apprécié des dirigeants de l’Armada. À 20 ans, c’est sa dernière chance de se faire valoir en vue de la prochaine étape », avance-t-il.« Raphaël est en plein le genre d’attaquant qu’il nous faudrait, soit un attaquant de puissance qui ne craint pas la circulation, lance-t-il en esquissant un sourire. Sait-on jamais, avec la date limite des échanges qui approche! »Par ailleurs, l’homme de hockey s’est dit impressionné du travail effectué par Philippe Cadorette, gardien des Gaulois et choix de deuxième tour du Drakkar. Ce dernier a été invité à prendre part à quelques pratiques.« Philippe progresse très bien. Il est un jeune gardien prometteur sur qui nous allons garder un oeil attentif. Notre entraîneur des gardiens, Maxime Ouellette, l’a vu à l’oeuvre à quelques reprises ces derniers temps et n’a que de bons mots pour lui. »

image