2 août 2018
Carte blanche
Des changements qui marquent!
Par: Pierre Bornais

De façon assez générale, la vie d’une communauté comme Saint-Hyacinthe peut être comparée à un «long fleuve tranquille», à laquelle se greffe un lent développement.

La plus récente édition du COURRIER a cependant constitué à mes yeux un point tournant en relatant les derniers moments du Monastère du Précieux-Sang. Comme si je prenais conscience réellement de tous ces changements qui, au cours des dernières années, ont modifié profondément le visage de la Cité maskoutaine.

Entendons-nous sur un point, ce n’est pas la première fois que le milieu perd ainsi une de ses institutions étroitement liées à son image. Il s’agit d’un phénomène qui pourrait être qualifié d’inéluctable puisque, généralement, il est directement lié à l’évolution même de la communauté et de son économie.

À ce dernier chapitre, on peut notamment rapporter les nombreuses fermetures d’entreprises liées au textile dans les années 1960-1970. Assez rapidement ou plusieurs années après l’arrêt de l’activité industrielle, les immeubles ont été démolis ou utilisées à de nouvelles fins.

On pense à la Penman’s, à La Goodyear et autres manufactures textiles dont les plus jeunes ne se souviennent même plus. Plus récemment, l’espace de l’ancien Hôtel des Seigneurs a cédé la place, après démolition, à plusieurs commerces, restaurants et espaces à bureaux. Même le secteur religieux n‘a pas été épargné au cours des dernières années. En plus de l’exemple cité précédemment, on peut mentionner l’église Christ-Roi (recyclée en salle communautaire) et celle du Sacré-Cœur, rasée au sol. Et ce sera bientôt au tour de l’église Notre-Dame, bâtie en 1777, de changer de vocation. Ce n’est pas une simple question de nostalgie, mais bien la constatation de changements en profondeur qui changent la physionomie de notre environnement… pour le mieux, faut-il l’espérer! 

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