25 avril 2013
Des conflits de personnalité importants
Par: Le Courrier

La discorde entre élus municipaux à Saint-Louis a mené à deux recours devant la Commission municipale du Québec (CMQ) et à un troisième devant la Cour du Québec, division des petites créances.

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Rémi Blais avait d’abord porté plainte au ministère des Affaires municipales contre son collègue Jean-Pierre Arpin, l’accusant de l’avoir insulté et menacé durant une plénière en janvier 2012 et d’avoir ainsi enfreint le code d’éthique de la municipalité.

M. Arpin a reconnu lui-même devant la Commission qu’il avait demandé à Rémy Blais s’il allait démissionner, avant de lui lancer : « oui mon hostie, tu vas voir ce qui va t’arriver ». Estimant que rien dans le code d’éthique de Saint-Louis ne permet de sanctionner pareil comportement, les juges Thierry Uslat et Jean Rioux, ont rejeté la plainte, mais non sans blâmer M. Arpin au passage. « Bien que les versions des témoins puissent différer sur les termes utilisés, il est évident qu’en prononçant ces paroles et en ayant cette attitude, le conseiller Jean-Pierre Arpin a voulu manifester de façon grossière et inappropriée son mécontentement à l’égard d’un autre conseiller. Ainsi, et même s’il tente de minimiser les paroles qu’il a prononcées, la façon dont il l’a fait et les termes qu’il a utilisés constituent un langage et un comportement inappropriés dans les circonstances », déclarent les juges dans leur décision du 22 mars.Dans les deux autres affaires, c’est le défunt Festival country de Saint-Louis, si cher à l’ancienne administration Lavallée, qui était au centre de la question. Devant la cour des petites créances, la municipalité a d’abord échoué dans sa tentative de récupérer une créance de 4 944 $ et des frais additionnels de 937 $ en honoraires. Dans sa décision du 4 mars au sujet de cette réclamation, la juge Monique Dupuis, de la Cour du Québec, déclare que la municipalité n’a pu démontrer que les factures qu’elle a payées dans le cadre du Festival Country étaient des avances consenties que cette association devait rembourser.Enfin, le 15 mars, les juges administratifs Uslat et Rioux, de la CMQ, ont rejeté des allégations de conflits d’intérêts dirigées contre le conseiller Stéphane Bernier, qui participait bénévolement à l’organisation du Festival Country. Il avait voté au conseil en prenant partie pour le Festival. « La Commission constate que cette demande d’enquête s’inscrit dans un contexte politique particulier, animé par des conflits de personnalité importants et de l’incompréhension entre certains élus de la Municipalité », signalent les juges.Pour la défense des conseillers Arpin et Bernier devant la CMQ, laquelle a été assurée par Me Claude Germain, du cabinet Sylvestre et associés, la municipalité de Saint-Louis a dû acquitter une facture de 11 400 $.

B.L.

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