11 avril 2013
Les municipales 2013
Des conseillers d’attaque!
Par: Le Courrier

Les conseillers municipaux de Saint-Hyacinthe se plaisent tellement dans leur rôle d’élu qu’à plus de six mois du rendez-vous électoral du 3 novembre, la plupart d’entre eux confirment déjà qu’ils solliciteront un nouveau mandat.

publicité

« Oui, je serai de retour. J’ai des mandats trop intéressants à m’occuper et je veux faire avancer les choses pour le centre-ville. Nous allons d’ailleurs mettre sur pied un nouveau comité, « Chantier centre-ville », sur lequel deux conseillers vont siéger, dont moi-même; il y aura aussi le maire, le président de la SDC, le président de la CDC. Nous allons mettre beaucoup d’idées sur la table », annonce Sylvie Adam, qui représente le district Cascades depuis 1996.

Elle est entrée au conseil la même année que Nicole Dion-Audette, du district Hertel-Notre-Dame, qui souhaite aussi conserver son siège. « Le conseil municipal, c’est quelque chose de super intéressant et j’ai toujours le goût de m’impliquer. J’aime siéger au comité consultatif d’urbanisme; il y a beaucoup de temps d’investi là, mais j’ai envie de continuer », assure Mme Dion-Audette.Bernard Barré en est un autre qui n’a rien perdu de sa fougue des premières années. Lui qui représente le district La Providence depuis bientôt 25 ans est partant pour une huitième campagne électorale. « J’aime bien ce que je fais, c’est toujours excitant. J’aime avoir un impact dans mon environnement et là, j’en ai un bon », raconte-t-il. Après l’élection de 1988, il a toujours été réélu sans opposition, sauf en 2005. « Mon adversaire avait mangé une maudite volée. Je me souviens encore du score : 1 299 voix contre 177. Finalement, ça m’avait rassuré d’avoir quelqu’un contre moi. Je me suis senti apprécié », avoue-t-il, attribuant d’abord son succès à son comité de quartier et à ses trois réunions par année.

L’importance du maire

Représentant le district Saint-Sacrement depuis 2009, Brigitte Sansoucy se prépare elle aussi aux prochaines élections. Mais avant de confirmer qu’elle sera candidate, comme elle l’a fait, elle aurait aimé en savoir plus long sur ce qui se dessine du côté de la mairie. Signalons que le maire sortant, Claude Bernier, a déjà fait savoir qu’il n’annoncera pas ses intentions avant la fin du printemps.

« Je trouve important de me sentir à l’aise avec celui qui dirige le conseil. Le maire, c’est celui qui tient l’agenda », souligne Mme Sansoucy. Cela dit, elle serait disposée à continuer avec M. Bernier. « Je préférerais un style plus directif, mais je me suis habituée à son fonctionnement », explique-t-elle.Donald Côté souhaiterait lui aussi que M. Bernier, qu’il qualifie de « maire teflon » en raison de sa longévité en politique, annonce des intentions le plus tôt possible. « Ça ouvrirait le jeu à la mairie », estime-t-il.Lui-même se portera à nouveau candidat dans le district Sainte-Rosalie parce qu’il dit se plaire beaucoup dans son rôle de conseiller. « Absolument, même si le monde de la politique est parfois demandant. Mais je ne me considère pas comme un martyr : on est payé pour faire ce qu’on fait, sauf qu’il faut avoir du plaisir à le faire. Il faut avoir cette fibre-là », estime-t-il.Le conseiller du district Bois-Joli, Alain Leclerc, a lui aussi adoré sa première expérience au conseil et il entend bien y demeurer. « Je serai encore candidat, c’est sûr et certain. J’ai encore beaucoup de choses à faire, je suis très impliqué et j’aime ça énormément. Je vais me plaire avec tous ceux qui formeront le prochain conseil, peu importe qui c’est. J’aime la formule des élus indépendants : il n’y a pas de ligne de partie, c’est une constante remise en question. »Autre nouvel élu de la cuvée 2009, David Bousquet, du district Sacré-Coeur, ne cache pas que la mairie exerce sur lui un certain attrait. « Mais pour l’instant, c’est sur mon rôle de conseiller que j’entends me concentrer. C’est clair que j’ai envie de continuer en politique municipale : c’est quelque chose que j’adore », soutient-il.Sylvain Savoie, du district Laurier, tentera lui aussi d’obtenir un second mandat de conseiller à l’automne. « C’est officiel, j’en parle dans mon secteur. Le premier mandat, c’est là que tu prends ton expérience. Maintenant que j’ai fait mes classes, il y a des dossiers assez chauds dont je veux continuer de m’occuper », souligne-t-il.Enfin, André Beauregard a réitéré son désir de demeurer le représentant du district Douville au conseil. « Quand je me suis présenté en 2009, mon but était de faire deux mandats, et j’ai beaucoup apprécié mes trois premières années et demie. Avec tout ce qu’il y a à apprendre, la première année passe très vite; après, ça devient intéressant », a-t-il commenté. Seuls les conseillers Louise Arpin, du district Saint-Joseph, et Guylain Coulombe, de Saint-Thomas-d’Aquin, vont faire durer le suspense quant à leur éventuelle candidature. « J’adore le poste de conseiller, mais je ne peux pas vous dire à ce moment-ci si je poserai ma candidature. J’ai un projet qui pourrait être une contrainte et je me garde encore un peu de temps de réflexion », a fait savoir Mme Arpin.Guylain Coulombe, lui, s’était promis de ne rien annoncer avant le mois de mai et il va s’en tenir à ce plan de match. « Je penche un peu pour un retour, ce serait mon sixième mandat et j’ai toujours le goût des défis, mais je n’ai encore rien décidé », a-t-il dit.

image