11 juillet 2013
Saint-Hyacinthe aura son Plan particulier d'intervention en cas de déraillement
Des convois de pétrole traversent toujours Saint-Hyacinthe
Par: Le Courrier

Malgré la mise hors service de l’Ultratrain d’Ultramar, des convois transportant des produits pétroliers raffinés traversent toujours la MRC des Maskoutains en longeant la route 116.

C’est ce qu’a confirmé Michel Martin, le directeur des affaires publiques et gouvernementales d’Énergie Valero, l’entreprise de raffinage et de commercialisation affiliée à Ultramar.

« Le recours à ce mode de transport, qui sert à acheminer des produits pétroliers raffinés (essence, diesel, etc.) entre notre raffinerie de Lévis et nos principaux terminaux pétroliers a été cessé vers Montréal depuis le début de la présente année, avec la mise en service du Pipeline Saint-Laurent, a-t-il précisé. Toutefois, une moyenne d’un peu moins de deux convois de 51 wagons par semaine sont destinés à notre terminal pétrolier de Maitland en Ontario. Ces convois passent encore par Saint-Hyacinthe. »Ces convois, qualifiés de « trains-blocs » ne sont plus opérés par Ultramar ou Énergie Valero, mais bien par le CN. Avant 2013, jusqu’à 14 convois de produits raffinés par semaine circulaient à Saint-Hyacinthe dans le cadre des opérations d’Ultramar. M. Martin rappelle par ailleurs que les produits pétroliers ne représentent qu’une part du transport ferroviaire de matières dangereuses. « Il y a une vaste gamme de produits chimiques divers transportés sécuritairement depuis des décennies par voie ferroviaire, contribuant grandement à l’essor économique de notre pays », a-t-il fait remarquer.Comme ça semble être le cas un peu partout au Québec, la Ville de Saint-Hyacinthe n’est pas tenue informée des substances qui traversent son territoire sur les rails. « Nous ne savons pas ce qui circule chez nous et nous n’avons pas notre mot à dire », a expliqué Caroline Nadeau, responsable des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe, après avoir tenté de joindre le CN à ce sujet lundi, mais en vain. Selon elle, un Plan particulier d’intervention en matière de déraillement s’ajoutera d’ailleurs au Plan des mesures d’urgence au cours de prochains mois. Les démarches en ce sens s’amorceront cet automne.« Cette initiative était prévue avant la tragédie survenue à Lac-Mégantic. Nous avons déjà un plan particulier d’intervention en matière de pipeline. Ce sont des plans qui précisent les mesures d’urgence lors de situations spécifiques », a ajouté Mme Nadeau.

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