30 avril 2020
À cause de la distanciation sociale
Des deuils plus difficiles à prévoir
Par: Olivier Dénommée

En cette période de confinement, il est parfois plus difficile de faire un deuil, mais il est possible de faire certains rituels chez soi, comme allumer une bougie à la mémoire du proche disparu, pour apporter un baume, suggère Caroline Croteau, directrice générale des Amis du crépuscule. L’organisme demeure aussi accessible par téléphone à défaut de pouvoir offrir un accompagnement en personne. Photo Pixabay

La perte d’un proche n’est jamais facile à vivre, mais la crise liée à la COVID-19 risque de rendre les deuils encore plus difficiles pour les prochains mois. C’est du moins ce que craint Caroline Croteau, directrice générale des Amis du crépuscule, en cette éprouvante période de confinement.

Publicité
Activer le son

« Pour le moment, les deuils risquent d’être plus difficiles à faire à cause de l’absence de certains rituels funéraires qui sont importants dans le processus. C’est très difficile de faire son deuil de la mort d’un proche à qui on n’a pas eu la chance de dire adieu et je t’aime une dernière fois », explique Mme Croteau. À cela peuvent s’ajouter des émotions déjà « bousculées » par le quotidien en cette période difficile pour tout le monde.

« On reste là pour apporter notre soutien par téléphone aux personnes endeuillées, mais il n’est plus possible pour nous d’offrir le service d’accompagnement en 10 rencontres qu’on propose en temps normal dans nos locaux », se désole-t-elle, consciente que ce service aurait été plus crucial que jamais en ces temps difficiles.

Les Amis du crépuscule ont aussi dû quitter le 20 mars l’aile des soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu, où des bénévoles accompagnaient des personnes en fin de vie et apportaient un soutien humain à leurs proches. Certains bénévoles demeurent tout de même sur une liste de rappel et sont prêts à se déplacer au besoin. « La fin de vie est une phase importante et c’est important d’en faire un moment digne », rappelle Mme Croteau.

Date de réouverture incertaine

Situé au Séminaire de Saint-Hyacinthe, l’organisme est loin d’être en mesure de prédire une date de réouverture. « Il faudra attendre que le Séminaire puisse rouvrir ses portes et, comme c’est aussi une résidence pour personnes âgées, on risque d’être dans les derniers à pouvoir le faire », prévient Caroline Croteau.

Elle confirme qu’une attention particulière sera apportée pour reprendre le service d’accompagnement de façon sécuritaire lorsque ce sera possible et prévoit que les Amis du crépuscule seront davantage sollicités à la sortie de cette crise sans précédent.

Pour toute question ou demande de soutien face à un deuil, il est possible de laisser un message au 450 252-2737. Quelqu’un retournera l’appel dans les 24 heures.

image