3 décembre 2015
Dossier « patrimoine »
Des dissidents à la MRC
Par: Benoit Lapierre

Des maires de la MRC des Maskoutains demeurent réfractaires à l’idée d’une participation de leur municipalité aux dépenses de la MRC reliées au dossier « patrimoine », à commencer par le salaire versé au chargé de projet.

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Comme à l’automne 2012, les maires Normand Corbeil (Saint-Simon), Robert Houle (Saint-Dominique) et Simon ­Lacombe (Sainte-Marie-Madeleine) ont à nouveau voté contre le renouvellement du contrat de travail de Robert Mayrand, lors de la séance du conseil des maires du 25 novembre. Ils se sont même fait un nouvel allié en la personne d’André ­Lefebvre, maire de Sainte-Madeleine, qui a voté lui aussi contre le prolongement du mandat.

C’est le maire de Saint-Simon, ­Normand Corbeil, qui a lancé la ­discussion sur le sujet en annonçant qu’il était contre ce renouvellement. Il a laissé entendre que les projets de la MRC en patrimoine n’apportaient rien à sa ­municipalité. « À Saint-Simon, on pense que le patrimoine, on peut s’en occuper à l’interne », a-t-il lancé, rejoignant ainsi l’opinion de MM. Houle, Lacombe et Lefebvre.

Ces dissidences ont paru irriter le ­directeur général de la MRC, Gabriel ­Michaud. Il a rappelé aux maires que le patrimoine faisait partie des compétences exercées par la MRC, et que celle-ci adhérait à une entente tripartite sur le patrimoine avec la Ville de Saint-­Hyacinthe et le ministère de la Culture et des Communications. « Le patrimoine, ou on s’en occupe, ou on n’aura plus ­personne pour le faire », a-t-il laissé tomber.

Le directeur général avait suggéré au conseil de reconduire le contrat de M. Mayrand pour une période de deux ans, mais finalement, Normand Corbeil est parvenu à convaincre ses pairs de ne voter que sur un renouvellement d’un an, durée qui a été acceptée par 12 municipalités sur 17 (Saint-Valérien n’était pas ­représentée le 25 novembre). Sans préciser ce que sera le salaire de M. Mayrand en 2016, M. Michaud a indiqué que l’échelle salariale qui s’applique à son poste à la MRC allait de 43 000 $ à 56 000 $ par année.

Le chargé de projet doit veiller à la mise en oeuvre de la Politique du patrimoine de la MRC des Maskoutains, adoptée par le conseil des maires le 11 juillet 2007. C’est dans le cadre de l’élaboration de cette politique que la MRC a embauché en 2006 une première chargée de projet en patrimoine, Maryse Séguin, décédée en 2013. Robert Mayrand lui a succédé en 2011, et c’est lui qui supervise depuis les projets découlant de cette politique – ­Paysages maskoutains, Hameaux d’autrefois, Découvertes maskoutaines, ­inventaire du patrimoine bâti -, dont le programme d’aide à la rénovation de ­bâtiments anciens.

« Plusieurs projets en patrimoine donnent lieu à des publications qui font connaître la région maskoutaine à travers le Québec », signale Gabriel Michaud.

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