21 janvier 2016
Cours d’école enneigées et glacées
Des élèves obligés de jouer à quatre pattes
Par: Jennifer Blanchette

L’histoire des cours d’école enneigées à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) semble vouloir faire boule de neige. Après les plaintes visant les accumulations de neige liées à la décision de ne plus déneiger les cours de récréation, c’est cette fois la présence de glace qui indispose.

À la suite de l’article paru la semaine dernière en lien avec l’arrêt du déneigement des cours, une maman dont l’élève fréquente l’école Saint-Charles-Garnier, pavillon Jacques-Cartier, a contacté LE COURRIER pour se plaindre des conditions de la cour et des conséquences pour les enfants.

« Ils doivent jouer à quatre pattes dehors pour éviter les commotions cérébrales à cause de la glace. Tout est glacé et enneigé vers l’accès au service de garde, moi-même j’ai failli faire une chute l’autre matin », a-t-elle vociféré.

Du côté de la directrice de l’école, on mentionne que les directives données aux élèves ont pour but d’assurer leur sécurité et sont dictées par l’état de la cour.

« Une cour d’école, ce n’est jamais parfait, signale la directrice Michèle Méthot. Les surveillantes ont comme consigne de vérifier l’état de la cour. Elles sont allées en début de semaine et ont jugé que la situation permettait aux enfants de sortir jouer à l’extérieur. Par contre, elle les ont avisés que s’ils voulaient jouer sur la partie enneigée et glacée, ce serait à genoux pour ne pas tomber. Les enfants respectent bien la consigne de jouer à genoux sur la glace et cela n’a jamais posé de problèmes. »

Mme Méthot assure que l’école ne néglige rien pour assurer la sécurité des élèves.

« Nous avions effectué une demande d’épandage d’abrasifs lundi (11 janvier), mais on nous a répondu qu’il faisait trop froid et que cela n’aurait servi à rien. »

La mesure d’économie de 22 000 $ adoptée par la CSSH, à savoir un arrêt du déneigement des cours de récréation, fait en sorte que les directions d’école doivent maintenant assurer l’entretien de leur cour durant la période hivernale.

« Avant, nous faisions affaire avec la CSSH. Maintenant, nous sommes responsables de faire nos propres demandes pour l’épandage d’abrasifs », dit Mme Méthot.

Vérifications faites auprès de la CSSH, il n’y a pas de restrictions ou de limites budgétaires au niveau des abrasifs. Le recours au service d’un épandeur est laissé à la discrétion des directions d’école, en fonction de l’état des lieux.

« On adapte les pratiques selon le gros bon sens et on ajuste le tir en conséquence, mentionne Sagette Gagnon, régisseuse aux communications à la CSSH. Les directions doivent cependant prévenir la CSSH à chaque opération pour que l’on soit en mesure de suivre l’évolution et de payer les factures. Il faut cependant retenir que le déneigement et le déglaçage sont deux dossiers différents. »

Bon an mal an, la dépense totale pour l’épandage d’un mélange de calcium et de gravier associé aux écoles tourne autour de 10 000 $ à la CSSH.

Avec la collaboration de Martin Bourassa

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