10 mai 2012
Des États généraux sur la misère
Par: Martin Bourassa

On a beaucoup parlé des États généraux sur le développement économique de la MRC des Maskoutains. Mais à quand des États généraux sur la misère et les problèmes sociaux qui affligent Saint-Hyacinthe et la MRC?

On a beaucoup parlé des États généraux sur le développement économique de la MRC des Maskoutains. Mais à quand des États généraux sur la misère et les problèmes sociaux qui affligent Saint-Hyacinthe et la MRC?

Cette question est tout aussi préoccupante, sinon plus.La semaine dernière en manchette du COURRIER, on rapportait que le comptoir alimentaire Partage La Mie allait bientôt déménager dans des locaux plus grands, question de répondre à une demande accrue. La photo illustrant la UNE présentait une longue file de gens amassés un mercredi matin à 8 h à la porte de l’organisme. Ils faisaient le pied de grue dans l’espoir de mettre la main sur des vivres à peu de frais.Il n’y a pas si longtemps, c’est la Moisson maskoutaine qui faisait la nouvelle avec l’inauguration de ses locaux agrandis et réaménagés afin de desservir plus adéquatement les organismes communautaires en manque de nourriture.Et hier, c’était le Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe qui tendait la main pour la première fois de son histoire afin d’amasser de précieux fonds permettant d’assurer la pérennité de ses services de dépannage de première ligne.Mises bout à bout, ces nouvelles sont alarmantes pour qui veut les voir et les entendre. Elles traduisent une réalité bien présente à Saint-Hyacinthe et qui prend même de l’ampleur confirment les organismes communautaires du milieu.Des organismes qui n’ont pas participé en grand nombre aux États généraux de la Chambre de commerce, faute peut-être de pouvoir assumer les frais d’inscription de 50 $ pour s’assurer un siège et une voix aux débats. Mais bon, tant qu’à dépenser 50 $, les organismes communautaires ont sans doute trouvé que ce serait plus pertinent de les investir pour remplir quatre ou cinq précieux sacs de denrées.À quand, oui à quand des États généraux sur la pauvreté?

M.B.

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