14 juin 2012
Centre aquatique Desjardins
Des fissures prévisibles et normales selon les architectes
Par: Jean-Luc Lorry

Les nombreuses et importantes fissures visibles à plusieurs endroits du Centre aquatique Desjardins ne risquent pas d’affecter la structure du l’édifice, assure la direction générale de la Ville de Saint-Hyacinthe.

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« Ces fissures ne viennent d’aucune façon porter atteinte à l’intégralité du bâtiment ou à sa capacité structurale, indique Louis Bilodeau, directeur général à la municipalité. Dès le départ, les architectes nous avaient longuement expliqué que ces fissures étaient prévisibles et normales. »

Rappelons que la Ville avait confié le mandat de conception du Centre aquatique Desjardins, un édifice réalisé au coût de plus de 21 M$, au consortium d’architectes formé des firmes ACDF de Saint-Hyacinthe et Tremblay L’Écuyer de Laval.Le sol du rez-de-chaussé et celui du premier étage du centre aquatique est recouvert d’une couche de béton poli qui a fissuré à plusieurs endroits lors du séchage.À titre comparatif, pour éviter une fissuration aléatoire lors de la construction de trottoirs en béton, des joints de séparation sont prévus. « Dans le cas du béton poli, la technique de fissuration planifiée n’est pas utilisée. Par conséquent, on se retrouve avec la présence de fissures aléatoires », explique M. Bilodeau.Au service des Loisirs de la Ville, on confirme que cette problématique était connue. « Nous savions qu’il y avait un risque de fissures. Mais nous ne pensions pas qu’il y en aurait autant », mentionne Michel Robidoux, directeur du service des Loisirs.Ces anomalies de construction sont difficilement réparables croit Louis Bilodeau. « Nous allons vivre avec cela. Elles font parties du produit final », note le directeur général.La firme d’architectures ACDF n’a pas souhaité répondre aux questions du COURRIER.

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