4 décembre 2014
Des fleurs; le pot
Par: Martin Bourassa
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Je vous rappelle que le plan initial était de dépenser environ 5,6 M$ pour reloger les organismes évincés du vétuste centre culturel. Sauf que pour justifier des envies de grandeur, on a ratissé plus large et fait naître des besoins chez des organismes qui n’avaient jamais rien demandé, mais qui n’allaient certes pas dire non à l’opportunité d’améliorer leur sort et de se reloger sans frais sur le bras de la Ville.

Un pot aussi sur la manière dont on a décidé d’honorer la mémoire de grands Maskoutains ou de religieuses qui ont marqué leur congrégation. Une dizaine de salles du nouveau bâtiment sont maintenant identifiées à ces personnes.

Pour ce que j’en sais, rien n’a été fait de spécial pour le souligner lors de l’inauguration et le communiqué de presse officiel n’en fait même pas mention. C’est le conseiller Bernard Barré qui en a fait mention de façon un peu décousue, mais tout de même sentie, lors de la séance publique du conseil lundi soir. L’intention derrière le geste est certes louable, mais pour la forme de l’hommage comme tel, on repassera.

Pis le centre culturel Humania?

D’abord les fleurs. C’est beau, certes une grande réussite au plan architectural et au niveau de l’intégration réussie du vieux et du neuf. La transformation est remarquable, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ce centre culturel ne jure pas dans le décor de la Métairie, il le rehausse, voire le sublime. De jour comme de nuit.

Chapeau aux concepteurs. Ce lieu de création semble inspirant. Il a du cachet et une âme. Nous sommes à des années-lumière de l’ancien centre culturel froid et désincarné, ou encore du centre aquatique. Voilà pour les fleurs.

Le pot maintenant, mais par où commencer?

D’abord sur sa pertinence. Avions-nous besoin de cela? Les avis divergent à ce sujet, mais ma réponse a toujours été non et elle le demeure aujourd’hui. Besoin d’un centre culturel peut-être. Mais à 10 M$ et pour abriter 15 organismes, jamais de la vie.

Je vous rappelle que le plan initial était de dépenser environ 5,6 M$ pour reloger les organismes évincés du vétuste centre culturel. Sauf que pour justifier des envies de grandeur, on a ratissé plus large et fait naître des besoins chez des organismes qui n’avaient jamais rien demandé, mais qui n’allaient certes pas dire non à l’opportunité d’améliorer leur sort et de se reloger sans frais sur le bras de la Ville.

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