11 mars 2021
Des Galeries St-Hyacinthe à regarnir
Par: Jean-Luc Lorry

Malgré une année rocambolesque, André Brochu, directeur général des Galeries St-Hyacinthe, garde le sourire et espère des jours meilleurs pour les marchands du centre commercial maskoutain. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Depuis un an, la pandémie fait vivre des émotions en montagnes russes aux marchands des Galeries St-Hyacinthe, qui ont dû composer avec deux épisodes de fermeture.

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« Cela a été choquant de vivre une seconde fermeture, alors que le centre commercial était très sécuritaire », estime après coup Robin Tanguay, président de l’Association des marchands des Galeries, en entrevue téléphonique au COURRIER.

Les Galeries St-Hyacinthe ont été fermées une première fois du 19 mars au 1er juin 2020, puis une seconde fois du 25 décembre au 8 février 2021. Les mesures imposées par la santé publique pour ralentir la progression de la COVID-19 ont été fatales pour les affaires de plusieurs bannières du centre commercial.

Actuellement, la direction des Galeries St-Hyacinthe dénombre 12 fermetures définitives. Des enseignes bien connues comme La Senza, Aldo, OK Kids et Le Château ont mis fin à leurs activités. Après 31 ans de bons et loyaux services, La Gourmandine a également fermé ses portes en juin 2020.

« Depuis le début de la crise, nous aidons nos locataires dans le dédale des subventions. Le fédéral apporte son soutien pour le loyer des marchands qui peuvent profiter également des deux programmes provinciaux gérés par la MRC des Maskoutains », précise André Brochu, directeur général des Galeries St-Hyacinthe.

M. Brochu aurait espéré un coup de pouce financier de la Ville de Saint-Hyacinthe concernant le paiement des taxes municipales. « Nous sommes un peu déçus qu’il n’y a pas eu de compréhension de la Ville à ce sujet », glisse-t-il.

Sur les quelque 120 boutiques des Galeries St-Hyacinthe, au moins 90 sont des chaînes québécoises, des franchisés québécois ou des boutiques indépendantes.

L’aire de restauration, devenue l’Espace gourmand après une rénovation complète de cette section en 2019, n’a pas été épargnée par la pandémie. Plusieurs enseignes demeurent fermées. « Cela a été une année très difficile pour l’aire de restauration. Cette section représente un gros défi pour nous. Si le secteur de la restauration n’est pas suffisamment aidé, il va s’effondrer », craint André Brochu.

Le fait que plusieurs tours de bureaux sont intégrées au centre commercial sauve la mise. « Malgré le télétravail, les employés retourneront sur leur lieu de travail », croit André Brochu. Ces travailleurs représentent une clientèle appréciable pour les Galeries St-Hyacinthe.

Propriétaire du commerce le Centre du Rasoir, Robin Tanguay considère que l’absence d’animation réduit l’achalandage habituel du complexe commercial. « Cet hiver, de nombreux consommateurs étaient contents de voir le père Noël malgré la plaque de plexiglas qui le séparait des enfants », se remémore-t-il.

Installé aux Galeries St-Hyacinthe depuis 36 ans, le Centre du rasoir a su tirer son épingle du jeu grâce à la popularité des articles de cuisine comme les petits électroménagers.

Centre de congrès et Sheraton durement touchés

Relié directement par une passerelle aérienne au centre commercial, le Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, qui appartient à la Ville de Saint-Hyacinthe, a été victime de l’interdiction des rassemblements dès le printemps dernier.

Depuis le début de la pandémie, près de 300 activités ont été annulées au centre de congrès. La chute libre du tourisme d’affaires a réduit considérablement le nombre de nuitées réservées à l’hôtel Sheraton, propriété de Beauward Immobilier comme les Galeries St-Hyacinthe.

« Nous enregistrons une baisse d’environ 60 % pour l’hôtel et de 90 % pour le Centre de congrès. Nous avons été touchés au cœur et cela ne s’améliore pas », indique Michel Douville, directeur général du Centre de congrès de Saint-Hyacinthe et de l’hôtel Sheraton.

Pour le moment, le Centre de congrès fonctionne au minimum en accueillant de petits groupes. Comme locataire du Centre de congrès, l’entreprise de Michel Douville est éligible aux subventions salariales ainsi qu’aux programmes gouvernementaux. « Tous nos événements sont annulés pour le printemps. Nous sommes en attente pour l’automne. Cela va dépendre de l’accélération de la vaccination. Il faut tenir bon. Les beaux jours finiront par arriver », de conclure M. Douville.

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