19 mai 2016
Des histoires touchantes pour des parcours inspirants
Par: Rémi Léonard
Alexandre fait la lecture de son histoire personnelle devant une quarantaine de membres du Syndicat de l’enseignement Val-Maska au centre communautaire Rosalie-Papineau. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Alexandre fait la lecture de son histoire personnelle devant une quarantaine de membres du Syndicat de l’enseignement Val-Maska au centre communautaire Rosalie-Papineau. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Vingt-huit adultes du Centre de formation des Maskoutains ont décidé de prendre la plume pour participer au concours d’écriture Ma plus belle histoire organisé par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ).

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L’un des coups de coeur 2016 à l’échelle de la province a d’ailleurs été décerné à l’un d’eux, Érick Robert, pour son texte L’Étoile du Grand Nord. Au total, 392 textes de partout au Québec ont été soumis. Soutenus par l’équipe enseignante locale, les participants maskoutains ont saisi l’occasion pour produire des textes créatifs marqués par leur parcours personnel.

Trois élèves dont les textes ont aussi été retenus ont d’ailleurs été invités par le Syndicat de l’enseignement Val-Maska à présenter leur histoire devant public les 4 et 5 avril. Les récits de vie étaient touchants par leur caractère véridique puisqu’ils ont choisi de se livrer entiers à travers leurs écrits.

Dans La fille du Nouveau-Brunswick, Chantal rend hommage à une amie proche décédée tragiquement dans un accident. « Nous étions comme des âmes soeurs. Je pense encore à elle souvent », témoigne-t-elle après la lecture.

Pour sa part, Liliana nous transporte dans sa Colombie natale pour « faire connaître le processus de démilitarisation », dit-elle. Arrivée au Québec depuis à peine deux ans, la psychologue de formation nous raconte dans un français impeccable avec Une innocence retrouvée la vie difficile d’une enfant enrôlée dans un groupe armé, mais qui finit malgré tout par retrouver un chemin honorable grâce à un programme gouvernemental de réintégration. Elle a d’ailleurs tiré son inspiration d’une amie qui a travaillé pour ce programme.

Enfin, Alexandre nous dévoile à travers son récit Vivre pour survivre son propre parcours tortueux, qu’il tente ardemment de redresser. Il veut ainsi que les gens réalisent tout ce qu’ils ont, « parce qu’on peut être dans la ouate sans même le savoir », avance-t-il, même s’il rappelle, un brin philosophe, « qu’il est plus important d’être que d’avoir ».

Avec leur plus belle histoire, les trois ont réussi à toucher le public, et tout ça avec en prime la réalisation d’un exercice de rédaction formateur pour leur parcours scolaire. Le concours vise aussi à reconnaître le travail marquant des enseignants du centre de formation des adultes dans le parcours des élèves. Même en les accompagnant dans la rédaction, ils ont conservé le plus possible les textes authentiques pour en garder l’essence.

Vous pouvez retrouver le recueil local de Ma plus belle histoire sur la page d’accueil du site du Syndicat de l’enseignement Val-Maska.

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