24 décembre 2015
Centre-ville de Saint-Hyacinthe
Des horodateurs moins gourmands en 2016
Par: Benoit Lapierre
Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, était accompagné de Simon Cusson, de la SDC du centre-ville, pour son annonce sur la gratuité du stationnement. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, était accompagné de Simon Cusson, de la SDC du centre-ville, pour son annonce sur la gratuité du stationnement. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Question d’atténuer l’impact négatif de la fermeture du pont ­Bouchard sur le centre-ville, l’administration municipale mise sur la gratuité du stationnement pour le rendre plus attrayant aux yeux des clients-automobilistes.

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Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude ­Corbeil, a annoncé mardi que le ­stationnement dans les cases contrôlées par les horodateurs, en plus d’être ­complétement gratuit durant les Fêtes et jusqu’au 4 janvier, le redeviendra en 2016 les jeudis et vendredis soir, à partir de 18 h, de même que les samedis et dimanches.

En fait, il s’agit d’un retour à la politique que la Ville appliquait au stationnement sur rue au centre-ville avant l’implantation des nouveaux parcomètres. « Le conseil municipal a pris cette ­décision afin d’aider les commerçants du centre-ville qui sont durement touchés par la fermeture prématurée du pont Bouchard, en octobre dernier. Nous espérons que cette mesure incitera les clients à fréquenter les ­commerces du centre-ville malgré le ­détour », a déclaré le maire Corbeil, en conférence de presse.

Il était accompagné de Simon Cusson, directeur général de la Société de développement du centre-ville (SDC), avec qui il a discuté de modifications possibles dans le système de stationnement payant au centre-ville, lors d’une rencontre qui a eu lieu à l’hôtel de ville le 14 décembre. Quatorze membres de la SDC avaient alors fait part à la ­direction de la Ville de leur inquiétude face à la fermeture du pont et à la ­situation économique générale dans le commerce de détail. « Nos demandes ont été entendues par le maire Corbeil », se réjouit M. Cusson.

La Ville accepte donc de revoir à la baisse ses prévisions quant aux revenus générés par les horodateurs. Selon le ­directeur général, Louis Bilodeau, la perte pourrait s’élever à 60 000 $ en raison des heures retranchées. Pour 2016, les revenus d’horodateurs ont été évalués à environ 600 000 $, comparativement à un peu plus d’un million dans le budget 2015. La directrice générale adjointe, Chantal Frigon, a expliqué que la Ville, dans le cas des horodateurs, avait ­retranché 402 000 $ à son objectif de ­revenus 2015 en raison d’un déploiement d’appareils moins important que prévu en phase II, et d’une phase III qui n’a pas eu lieu. En 2012, 2013 et 2014, les anciens parcomètres avaient permis à la Ville de réaliser des revenus annuels moyens de 214 200 $, a révélé M. Bilodeau.

La mesure annoncée cette semaine ­demeurera en place au moins jusqu’en janvier 2017, c’est-à-dire jusqu’à l’ouverture du nouveau pont Bouchard, sur la ­rivière Yamaska. Mme Frigon a ajouté que la Ville allait bientôt mettre en place un système de navette par autobus pour permettre aux piétons et aux cyclistes de passer plus facilement d’une rive à l’autre.

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