5 mars 2015
Des Jeux du Québec aux Alouettesde Montréal
Par: Maxime Prévost Durand
David Messier (à gauche) a joint les rangs des Alouettes de Montréal en 2013. On l’aperçoit en compagnie d’Anthony Calvillo.Photo Facebook

David Messier (à gauche) a joint les rangs des Alouettes de Montréal en 2013. On l’aperçoit en compagnie d’Anthony Calvillo.Photo Facebook

Si les Jeux du Québec se veulent un tremplin exceptionnel pour les jeunes ­athlètes, il en va de même pour ceux qui travaillent à en faire un succès. David Messier en est un bon exemple lorsqu’on parle des Jeux de Saint-Hyacinthe.

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Celui qui occupe maintenant les ­fonctions de directeur principal aux ­communications et à l’image de marque des Alouettes de Montréal s’est d’abord fait remarquer alors qu’il travaillait au niveau des relations publiques et des ­relations de presse aux Jeux de 2005.

Si bien que tout de suite après les Jeux, le Maskoutain tombait dans l’oeil de Jean Bédard, président du Groupe Sportscene. « Je l’avais remarqué de par son calme durant les Jeux, indique M. Bédard, qui agissait à titre de président des Jeux. Il y avait beaucoup de pression. C’est un gars passionné de sport et il livrait la marchandise quand c’était le temps. »

Avec Sportscene, il a été appelé à travailler rapidement pour Interbox, ­notamment avec le boxeur Éric Lucas. « Trois mois après mon entrée en poste avec Sportscene, j’accompagnais Éric Lucas pour une tournée de promotion au Danemark parce que Jean [Bédard] n’était pas disponible pour y aller », se ­remémore Messier.

Son implication dans les communications d’Interbox s’est accentuée au fil du temps, jusqu’à ce qu’il joigne les rangs des Alouettes de Montréal en juin 2013.

Si David avait l’ambition de devenir journaliste sportif à sa sortie des bancs d’école, les Jeux du Québec l’ont fait ­traverser de l’autre côté du métier, dans les relations publiques. « J’adore ce que je fais parce que ça me permet de combiner ma passion des communications et des sports. Je me sens à ma place. »

Bonsoir, il est parti!

Ses souvenirs des Jeux du Québec de Saint-Hyacinthe sont encore frais à sa mémoire. « C’était l’année du lockout dans la Ligue nationale de hockey, donc la couverture des Jeux avait été plus grande de la part des médias nationaux, se rappelle-t-il. Ça avait ajouté un certain stress. Mais j’étais bien entouré. Jean-Marie Pelletier (qui était le directeur des communications) avait beaucoup d’expérience. Il m’a bien dirigé. Ce fut tellement une belle expérience! »

Le Maskoutain raconte qu’il a bien failli se mettre les pieds dans la bouche lorsqu’un certain Rodger Brulotte désirait lui parler au bureau des communications des Jeux.

« La personne qui a pris l’appel n’avait pas mis la ligne en garde, mais avait ­simplement reposé le combiné. Lorsqu’elle est venue me dire que Rodger Brulotte voulait me parler, j’ai crié « Bonsoir, il est parti! » et il a tout entendu. Quand j’ai pris ­l’appel, il m’a dit le plus ­sérieusement « C’est comme ça que tu parles au monde toi? », avant d’en rire quelques instants plus tard. J’étais tellement gêné. Ça a ­donné une première conversation ­particulière. Je le côtoie ­encore souvent et on en rit maintenant. »

Jamais David Messier n’aurait pensé que son implication aux Jeux du Québec allait lui ouvrir de telles portes. « Je suis vraiment chanceux d’avoir travaillé pour les Jeux du Québec. Ça a mis des gens comme Jean Bédard sur mon chemin. Ça a été une rampe de lancement qui a propulsé ma carrière », conclut-il.

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