30 octobre 2014
Possible abolition des CLD
Des organismes nécessaires selon Charles Fillion
Par: Jean-Luc Lorry
Au centre de la photo, Charles Fillion, directeur général du CLD Les Maskoutains, accompagné de Francine Morin, présidente du conseil d’administration du CLD et de René Vincelette, administrateur de l’organisme. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Au centre de la photo, Charles Fillion, directeur général du CLD Les Maskoutains, accompagné de Francine Morin, présidente du conseil d’administration du CLD et de René Vincelette, administrateur de l’organisme. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Alors que Québec laisse courir le bruit d’un projet d’abolir les 120 centres locaux de développement (CLD), le nouveau directeur général du CLD Les Maskoutains, Charles Fillion soutient que son organisme est nécessaire au développement économique régional.

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« Les CLD jouent un rôle majeur dans le développement économique. Cette expertise prend des années à acquérir », estime M. Fillion sur l’avenir incertain de ces organismes créés par le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard en 1998.

Après la rencontre du conseil d’administration du CLD Les Maskoutains tenue mardi matin, une résolution fut adoptée à l’unanimité pour confirmer le rôle, la mission et le maintien du CLD Les Maskoutains.

Présent lors d’un point de presse organisé pour présenter le nouveau directeur général du CLD Les Maskoutains aux médias, René Vincelette (qui représente le secteur industriel au conseil d’administration du CLD) soutient que le Groupe Lacasse, une entreprise où il occupe la fonction de vice-président des ressources humaines, a déjà bénéficié de l’expertise du CLD.

Charles Fillion est en poste au CLD depuis la mi-octobre. Il succède à Mario de Tilly qui dirigea le CLD Les Maskoutains pendant plus de 22 ans avant de démissionner en mars.

« Je suis venu travailler ici pour deux raisons. Je veux m’impliquer dans le développement économique de la région et diriger une équipe de professionnels reconnus parmi les meilleurs au Québec », indique Charles Fillion.

« Pour les prochains mois, mes quatre priorités seront le développement économique et entrepreneurial, le développement local et régional, la gouvernance du CLD Les Maskoutains et assurer la transition », poursuit-il.

Cité de la biotechnologie

Lors de son allocution aux médias, le directeur général a mentionné que l’étroite collaboration entre la Cité de la biotechnologie, une corporation privée, et le CLD facilitera les démarches auprès des entreprises et des investisseurs.

« Je compte faire équipe avec la personne qui, prochainement, occupera la direction de cet organisme (la Cité) pour que nous réalisions pleinement nos missions respectives », mentionne le nouveau dirigeant.

L’appel aux candidatures pour le poste de directeur général de la Cité s’est terminé le 24 octobre. Un comité de sélection a été mis en place pour examiner les curriculum vitae et effectuer les entrevues.

Parmi les exigences, on demande de posséder « un sens aiguisé de l’écoute et de persuasion dans les relations publiques et politiques ». La perle rare devra également maintenir des relations harmonieuses avec les dirigeants des services municipaux.

Donateurs

Issu de la sphère politique, Charles Fillion fut conseiller au cabinet de la ministre de l’Éducation péquiste Marie Malavoy de septembre 2012 à avril 2014.

Parallèlement à ses fonctions, M. Fillion avait contribué au Parti québécois à hauteur de 200 $ en 2014, 100 $ en 2013 et 450 $ en 2012 peut-on lire sur le site web du Directeur général des élections du Québec.

« Je ne m’impliquerai pas politiquement durant mon mandat », assure Charles Fillion sur le sujet.

« La direction du CLD et son personnel ne peuvent pas faire d’actions politiques. Par contre, il ne faut pas mélanger la vie professionnelle et la vie privée. Et à titre personnel, je ne vois pas de problème à cotiser pour un parti politique », ajoute René Vincelette qui sera candidat libéral aux prochaines élections fédérales.

Mario de Tilly fut pour sa part un fidèle donateur en contribuant au Parti québécois pour un montant 400 $ en 2006, 2007, 2009, 2010 et 800 $ en 2008. En 2010, il fit un don de 400 $ au Parti libéral du Québec.

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