27 juin 2013
Maltraitance des aînés
Des outils positifs pour contrer la violence
Par: Jennifer Blanchette
Les membres du comité des partenaires pour la création du dépliant: Denise St-Pierre, coordonnatrice régionale de la FADOQ Richelieu-Yamaska, Cynthia Sawyer, agente de développement au POLE Vallée-du-Richelieu, France Robillard, organisatrice communautaire au CLSC des Maskoutains, Gabriel Michon, organisateur communautaire au CLSC des Patriotes, France Lafrenière, organisatrice communautaire au CLSC MRC d'Acton et Lysanne Collard, directrice générale du Centre de Bénévolat d'Acton Vale.

Les membres du comité des partenaires pour la création du dépliant: Denise St-Pierre, coordonnatrice régionale de la FADOQ Richelieu-Yamaska, Cynthia Sawyer, agente de développement au POLE Vallée-du-Richelieu, France Robillard, organisatrice communautaire au CLSC des Maskoutains, Gabriel Michon, organisateur communautaire au CLSC des Patriotes, France Lafrenière, organisatrice communautaire au CLSC MRC d'Acton et Lysanne Collard, directrice générale du Centre de Bénévolat d'Acton Vale.

Les personnes du troisième âge ont maintenant accès au dépliant « Vieillir sans peur et en harmonie », un outil de sensibilisation qui mise sur l’information pour faire diminuer les cas d’abus plutôt que sur la crainte inspirée par la maltraitance.

« En choisissant un titre positif et accrocheur pour le dépliant, nous souhaitions que les personnes âgées aient envie de lire le dépliant et qu’elles s’y identifient, peut-être davantage que si nous avions employé des termes négatifs », explique Lysanne Collard, directrice du Centre de Bénévolat d’Acton Vale.

Au niveau du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Richelieu-Yamaska, on abonde dans le même sens. « Il était très important pour nous d’utiliser un langage adapté aux aînés. Si nous souhaitons que les cas d’abus diminuent, il faut que la clientèle visée se sente interpellée », croit la directrice des services ambulatoires et de première ligne du CSSS Richelieu-Yamaska, Lise Langlois.Afin d’assurer sa distribution, le dépliant est accessible auprès de l’ensemble du personnel intervenant au domicile des personnes âgées, des professionnels de la santé et des organismes communautaires. Pour Lise Langlois, toutefois, ces derniers représentent « l’un des meilleurs alliés pour rejoindre la population vieillissante, car ce ne sont pas tous les aînés qui nécessitent des soins. »

Encore trop de tabous

Bien qu’il y ait de plus en plus de campagnes de sensibilisation et d’outils d’informations disponibles, un certain nombre d’aînés ont encore de la difficulté à dénoncer les situations d’abus.

D’après Lysanne Collard, l’agresseur peut être un aidant naturel ou même un membre de la famille. « Lorsque l’agresseur est la seule personne qui aide ou rend visite à la victime, il est normal qu’elle ne souhaite pas le dénoncer », indique-t-elle.Dans d’autres cas, les victimes ne savent pas qu’elles se trouvent en situation de maltraitance puisque les actes abusifs font partie de leur quotidien. « La ligne entre une situation isolée et un cas d’abus est parfois très difficile à tracer, encore plus pour une personne âgée. Par exemple, prendre des décisions à la place d’un aîné encore autonome, même si c’est pour aider, constitue une forme de maltraitance », soutient la coordonnatrice régionale de la FADOQ Richelieu-Yamaska, Denise St-Pierre.Il semblerait toutefois que les campagnes de sensibilisation portent ses fruits puisque comme l’indique Lise Langlois, « il y a toujours une recrudescence des cas dénoncés durant celles-ci ». Selon Statistique Canada, entre 4 et 7 % des aînés vivant à domicile subissent une forme ou une autre de maltraitance. En appliquant ce pourcentage au nombre de personnes de 65 ans et plus sur le territoire du CSSS Richelieu-Yamaska, entre 1 300 et 2 300 personnes sont aux prises avec des problèmes d’abus. En comparaison, la ligne téléphonique Aide Abus Aînés a reçu, au niveau de la Montérégie, plus de 1 500 appels depuis sa création en 2010.

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