19 février 2015
Formation de conduite hivernale chez Dessercom
Des paramédics prêts à faire face à l’hiver
Par: Maxime Prévost Durand
Un parcours enneigé et glacé a été aménagé sur le terrain vacant entre la rue Johnson et les Galeries St-Hyacinthe pour sensibiliser les paramédics de Dessercom à la conduite en hiver. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Un parcours enneigé et glacé a été aménagé sur le terrain vacant entre la rue Johnson et les Galeries St-Hyacinthe pour sensibiliser les paramédics de Dessercom à la conduite en hiver. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Qu’on soit au volant d’une petite voiture compacte, d’un camion 4 x 4 ou d’un VUS, les conditions routières demeurent les mêmes pour tout le monde. Personne n’est à l’abri d’une perte de contrôle due aux conditions plus difficiles qu’entraîne l’hiver, pas même les paramédics qui sont au volant d’une ambulance.

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Sauf que ces paramédics, que ce soit en hiver ou en été, doivent intervenir rapidement afin de répondre aux différentes situations auxquelles ils sont confrontés, où des vies sont parfois en danger.

Afin d’intervenir de la façon la plus sécuritaire possible, une formation de conduite hivernale a été offerte par Dessercom à tous ses paramédics de Saint-Hyacinthe.

Un terrain vacant entre le stationnement du Cinéma 8, aux Galeries St-Hyacinthe, et la rue Johnson, a été transformé en véritable patinoire dans le cadre de cette formation et la cinquantaine de paramédics de Saint-Hyacinthe a appris à manier le gros véhicule d’urgence dans les conditions les plus périlleuses.

Il s’agit d’une première formation du genre à Saint-Hyacinthe pour Dessercom. « L’objectif est de conscientiser nos paramédics aux différences de la conduite hivernale. C’est un exercice de prévention. Il ne faut pas que les secours se mettent dans le pétrin en répondant à un appel », explique Stéphane Scalabrini, directeur des opérations chez Dessercom.

Contrôle dans les courbes, changement rapide de direction et chaussées glacées et enneigées sont au menu de ces formations proposées en bloc de quatre heures sur circuit fermé. « Au début, les cônes volent partout, mais à la fin de la formation, les conducteurs sont plus en contrôle et savent mieux comment réagir », poursuit-il.

LE COURRIER a pu assister, de l’intérieur d’une ambulance, à cette pratique de conduite hivernale. Aussi gros soit le véhicule, il est surprenant de voir à quel point il est facile d’en perdre le contrôle une fois sur la glace, même à seulement 40 km/h. On explique cette réaction par la propulsion venant des roues arrière du véhicule.

La réaction n’est également pas la même entre une ambulance à essence et une autre fonctionnant au diesel. Celle à l’essence est plus difficile à manoeuvrer en raison d’une accélération plus vive, tandis que l’autre se contrôle plus facilement.

Une minute de plus en hiver

Même si les conditions routières sont plus difficiles en hiver, le temps d’intervention des paramédics n’en serait pas trop affecté selon les statistiques de Dessercom.

En tout temps, à peine une minute passe entre le moment où l’appel est logé et celui entre le départ de l’ambulance vers sa destination. En moyenne, l’ambulance met ensuite huit minutes à se rendre sur le lieu d’intervention en été (juin), une statistique qui monte d’un peu plus d’une minute en hiver (9 min 15 s en décembre).

Selon le directeur des opérations de Dessercom, plusieurs facteurs autres que les conditions routières peuvent ralentir l’intervention des paramédics, comme une entrée de cour non déneigée ou encore des marches enneigées ou glacées.

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