19 septembre 2013
Des prières pourl’Hôtel des Seigneurs
Par: Martin Bourassa

La grève et les activités réduites à l’Hôtel des Seigneurs ne pouvaient perdurer. Un jour ou l’autre, il était évident que la direction devrait en arriver à annoncer sa fermeture.

Personne, à part peut-être le syndicat, ne va croire que l’établissement arrivait à faire ses frais depuis un an. Les pertes ont sûrement été considérables. Et pas seulement pour les propriétaires de l’Hôtel des Seigneurs.Je pense à tous les commerces et restaurants de Saint-Hyacinthe qui profitent des congrès et du tourisme d’affaires, une activité dont les retombées annuelles se chiffrent à 20 M$ pour l’économie maskoutaine. L’annonce d’une fermeture complète le 22 décembre est une catastrophe majeure. Mais une catastrophe encore évitable si les deux parties y mettent un peu de bonne foi, ce qui ne semble pas leur fort.Est-ce une annonce stratégique? Sans aucun doute. Par cet ultimatum et les avis de cessation d’emploi, la direction envoie un signal clair à ses employés.Pas certain qu’ils vont le saisir par contre. On dira ce qu’on voudra, ils n’ont pas l’air de trop souffrir depuis un an. Ils ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles lorsqu’on les croise sur le piquet de grève. Tant mieux pour eux. Difficile de penser qu’ils peuvent vivre et se débrouiller avec de maigres prestations syndicales, mais qu’ils n’arriveraient pas à améliorer leur sort en reprenant le travail à l’Hôtel des Seigneurs.Est-ce si payant et gratifiant que de faire la grève?Le milieu politique et économique de Saint-Hyacinthe vient pour sa part de lancer un appel à la négociation. Que peuvent-ils faire d’autre, je vous le demande, sinon prier comme ils l’ont fait lors du conflit de travail à l’usine Olymel de Saint-Simon.On connaît malheureusement la suite…

M.B.

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