16 janvier 2014
Des questions pour Yves-François Blanchet
Par: Martin Bourassa
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Quand il est question de protection de l’environnement ou d’environnement tout court, j’ai souvent de la misère à suivre. Pas vous?

Si j’ai bien compris, la Ville de Saint-Hyacinthe a été obligée de financer une étude de 30 000 $ l’été dernier afin de vérifier le comportement des anguilles juvéniles aux abords du barrage Penman’s. Il s’agit d’une étape obligatoire en vue de procéder à des travaux d’aménagement d’une passe migratoire dans la Yamaska.Et toujours selon ma compréhension, ni la Ville de Saint-Hyacinthe, ni le gouvernement du Québec, ni le ministère de l’Environnement ou encore le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’ont posé la moindre question et la moindre exigence à la société Veolia quand elle a annoncé son intention de construire un centre de régénération des huiles usées à proximité du parc Les Salines.La Ville a confirmé qu’elle n’a demandé aucune étude d’impact. La raison? Le zonage du terrain était conforme et les activités projetées sur le site étaient, croyait-on, en tout point similaires à celles ayant cours dans les anciennes installations qui se spécialisaient dans la récupération et la gestion d’huiles usées. Une simple visite sur le site rend pourtant cette affirmation loufoque. L’allure des installations actuelles n’a aucune commune mesure avec ce qui existait jadis. Et le doute devient une certitude quand on entend le président de Veolia Canada dire que ce centre de régénération est une raffinerie qui recycle les huiles usées et produit de l’asphalte et des hydrocarbures de soute. Voilà qui ressemble drôlement aux activités d’une industrie pétrochimique, non? Et tout ça, je le répète, sans aucune étude d’impact et sans aucune audience du BAPE. Mais comment cela a-t-il pu se produire? Des règles ont-elles été contournées? Des gens auraient-ils omis de faire leur travail ou ont-ils été tout simplement roulés dans la farine? Les anguilles seraient-elles plus importantes que les Maskoutains qui doivent maintenant composer avec la présence, les activités et les odeurs d’une raffinerie? Que de questions encore sans réponses dans cette sale affaire qui a tout ce qu’il faut pour embarrasser notre bouillant ministre de l’Environnement.

M.B.

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