28 mai 2015
Jean-Pierre Aubé
Des satellites dans l’univers d’Expression
Par: Martin Bourassa
Jean-Pierre Aubé et ses satellites seront dans le paysage maskoutain tout l’été, jusqu’au 9 août, à Expression. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jean-Pierre Aubé et ses satellites seront dans le paysage maskoutain tout l’été, jusqu’au 9 août, à Expression. Photo François Larivière | Le Courrier ©

De petits dessins sans prétention faits pour la fille de l’artiste qui aime bien les couleurs flash. Photo François Larivière | Le Courrier ©

De petits dessins sans prétention faits pour la fille de l’artiste qui aime bien les couleurs flash. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les expositions présentées à Expression, centre d’expositions de Saint-Hyacinthe, sont toujours un peu flyées. Il en va de même des communiqués de presse qui annoncent lesdites expositions. Avec Satellites de Jean-Pierre Aubé, Expression repousse une fois de plus les frontières du réel. C’est flyé au sens propre et figuré!

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Du 23 mai au 9 août, les Maskoutains sont invités à découvrir l’univers particulier de Jean-Pierre Aubé, mi-artiste, mi-scientifique.

« Je suis un artiste qui s’intéresse à la science depuis toujours. Un programmeur de formation devenu un créateur d’images. Ma démarche artistique est simple et à la fois compliquée, mais elle n’est pas aussi ésotérique qu’elle n’y parait », a-t-il confié au COURRIER.

Après des études en sculpture et en photographie à l’Université Concordia, et l’obtention d’une maîtrise en arts visuels à l’Uniniversité du Québec à Montréal, Aubé a délaissé la photographie de paysages pour porter son regard créatif ailleurs. « Présenter des paysages n’est pas très intéressant à la longue, ce n’est pas très stimulant. »

Dans le résumé de l’exposition mise en scène par le commissaire André-Louis Paré, on apprend que la démarche interdisciplinaire (performance sonore, art médiatique, installation, photographie) de l’artiste emprunte aux méthodes scientifiques les procédés de collecte de données. « Dans cette optique, il fabrique notamment des récepteurs d’ondes hertziennes de très basses fréquences qui ont la capacité d’enregistrer les sons des phénomènes naturels présents dans la magnétosphère (orages électriques, aurores boréales, vents solaires). Dans le travail de Jean-Pierre Aubé, la technique est transcendée par une passion pour la complexité du monde matériel, source inépuisable d’inspiration », note le commissaire Paré.

Pour Satellites, l’artiste pousse notre regard vers l’immensité de l’univers où grouillent quelque 25 000 satellites en permanence. « Il est possible de capter leur signal par fréquence radio et de suivre leur trajectoire. L’une de mes oeuvres illustre d’ailleurs par imagerie la course des satellites dans le ciel », raconte Jean-Pierre Aubé.

L’exposition renferme une dizaine de stations et d’installations tout aussi déroutantes les unes des autres. On peut y voir des tableaux, des projections multimédias et y entendre des montages sonores. La pièce maitresse est consacrée à la simulation du vol orbital d’un satellite en temps réel, d’une durée de deux mois, soit la durée de l’exposition présentée à Expression. À l’aide d’un jeu de lumière à intensité variable, l’artiste simule la couleur et la lumière qui s’offrent au satellite, en fonction de sa position dans l’espace en rotation autour de la Terre.

C’est flyé et ça vole très haut, on vous aura prévenu.

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