15 novembre 2012
Des solutions encensées, mais pas plus d’employés
Par: Le Courrier
Le Protecteur du citoyen a publié un rapport d'inspection critique à l'endroit du Centre d'hébergement de soins longue durée Andrée-Perrault.

Le Protecteur du citoyen a publié un rapport d'inspection critique à l'endroit du Centre d'hébergement de soins longue durée Andrée-Perrault.

Au Centre d’hébergement Andrée-Perrault, le syndicat des employés se réjouit des actions qui ont été posées par la direction du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) Richelieu-Yamaska à la suite de l’intervention du Protecteur du citoyen. Mais il déplore toujours le manque de personnel.

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Non seulement des solutions ont été mises en place à la suite des recommandations faites par le Protecteur du citoyen, mais elles ont également porté fruit au sein de l’organisation de travail des préposés bénéficiaires, confirme Sylvie Lachambre, présidente du syndicat paratechnique du CSSS Richelieu-Yamaska.

« Il y a eu beaucoup d’améliorations sur le terrain et plus de stabilité au sein de l’équipe de travail. Mais il y a toujours un manque d’employés », poursuit-elle.Le Protecteur du citoyen a remis une liste de neuf recommandations au CSSS Richelieu-Yamaska pour corriger la situation. Bien que la plupart des recommandations aient été suivies par la direction, les préposés continuent de dénoncer le manque d’employés. « Cela fait un an que je demande à la direction quel est le ratio de patients pour un préposé et je n’ai toujours pas eu réponse à ma question. Souvent, j’entends de la part d’employés qu’ils n’ont pu prendre leur pause parce qu’ils devaient répondre aux cloches ou parce que cela n’adonnait pas dans leur charge de travail », indique-t-elle.

Des améliorations et des bémols

La plupart des recommandations données par le Protecteur du citoyen ont fait l’objet d’un suivi de la part de la direction du CSSS Richelieu-Yamaska. Toutefois, quelques bémols persistent.

Alors que l’heure du souper et du coucher nécessitaient une réorganisation de l’horaire de travail, aucun changement ne semble avoir été effectué. « L’horaire du personnel a été modifié pour le dîner, mais pas pour le souper », indique Mme Lachambre, elle-même étonnée du constat.Pourtant, le rapport du Protecteur du citoyen notait qu’il manquait davantage de préposés à l’heure du souper comparativement à l’heure du déjeuner et du dîner qui se déroulaient plutôt bien. Certaines améliorations concernant le service des repas aux résidents ont toutefois été faites, entre autres, avec la mise en place d’une distribution de repas à l’aide de plateau ainsi que l’aménagement de tables ajustables pour quatre personnes. « Cela facilite le travail des préposés et les côtés peuvent être ajustés à la hauteur de chaque résident », ajoute-t-elle. Quant à l’heure du coucher, la présidente du syndicat explique qu’aucun horaire n’est établi et que les heures du coucher dépendent de la volonté de chaque résident. Cela peut commencer à 17 h 30 pour se poursuivre jusque vers 23 h.Puisque tous les résidents bénéficient maintenant d’un plan d’intervention adéquat et qu’un intervenant pivot est accessible pour les familles, celles-ci ont toutefois la possibilité de s’assurer que leur proche soit couché à une heure raisonnable.

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