21 juillet 2011
Échec de la relance de l'usine Olymel de Saint-Simon
Des squelettes dans le placard selon le syndicat
Par: Nicolas Dubois

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) refuse de porter l’odieux de l’échec de la relance des activités à l’usine Olymel de Saint-Simon. L’entreprise doit se débarrasser des squelettes qui traînent toujours dans son placard avant de regarder vers l’avenir, affirment les anciens travailleurs.

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Deux semaines après que le dossier ait fait les manchettes du COURRIER, le Syndicat des travailleurs d’Olympia a réagi par voie de communiqué. Le syndicat soutient qu’il ne s’oppose pas à la reprise des activités. Cependant, cette relance doit se faire selon les règles établies, et cela passe par le règlement des griefs, plaident les syndiqués.

« Rappelons-nous qui a supprimé ces emplois dans un premier temps, s’est exclamé le président par intérim du syndicat, Michel Daigle. Nous avons remporté plusieurs griefs à ce sujet et nous attendons toujours qu’Olymel se plie à la décision des tribunaux, avant de pouvoir faire peau neuve. »LE COURRIER révélait en exclusivité, début juillet, qu’Olymel étudiait la possibilité d’établir un centre de distribution ainsi qu’un centre de découpe de bovins à l’usine inopérante de Saint-Simon. Bien que les termes exacts de l’entente demeurent toujours confidentiels, Olymel reprendrait une partie des activités de l’abattoir de bovins Colbex-Levinoff, à Saint-Cyrille-de-Wendover. Un projet nécessitant un investissement de plusieurs millions de dollars et créant plus d’une centaine d’emplois.Lors d’une assemblée des travailleurs, tenue à la fin du mois de juin, les membres ont voté contre le projet. Dénonçant l’attitude fermée des travailleurs de Saint-Simon, la haute direction d’Olymel avait affirmé que son projet irait de l’avant, mais dans un autre établissement de l’entreprise. Le projet de relance de Saint-Simon est mort dans l’oeuf, affirmait le premier vice-président chez Olymel, Paul Beauchamp. « Cela signifie que nous devons faire une croix définitive sur la relance de l’usine », disait-il.Un porte-parole de la CSN, Félix Cauchy-Charest, s’est dit peu inquiet des propos de la direction d’Olymel, qualifiant cette déclaration de « menace en l’air ».« Olymel doit se plier aux jugements rendus par les tribunaux. Ce n’est pas la fin des négociations », a-t-il fait savoir. « Les discussions sont au beau fixe », écrivait le syndicat dans son communiqué.La CSN n’a pas confirmé l’offre précise présentée par l’entreprise à ses syndiqués pour abandonner les charges des griefs. M. Cauchy-Charest a cependant indiqué que l’offre d’Olymel était bien en deçà des attentes des ex-travailleurs.Le syndicat se détache également de certains propos tenus dans nos pages la semaine dernière par un ancien travailleur de Saint-Simon et représentant syndical, Jean-Pierre Goupil. Le syndicat dit respecter l’opinion de M. Goupil, mais rappelle qu’il ne siège plus sur l’exécutif.

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