5 mars 2015
Sainte-Rosalie
Des terrains de balle dispendieux
Par: Benoît Lapierre

Le conseil municipal a reçu, lundi, la visite de nombreux joueurs de balle-molle de la Ligue des bons gars venus se plaindre d’une hausse exagérée du coût de location des terrains de balle dans le district ­Sainte-Rosalie, où ils pratiquent leur sport depuis plus de 25 ans.

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Le président de la ligue, Jonathan St-Amand, a expliqué aux élus que pour la saison 2014, les frais d’utilisation des terrains, avec les services rattachés, étaient passés du simple au double, bondissant de 1280 $ à 2660 $ pour une saison de 15 parties.

« Pour nous, c’est inadmissible. Nous sommes des organismes bénévoles, on fait ça pour le plaisir. On souhaite le retour à une tarification concurrentielle avec celle des autres années », a plaidé M. St-Amand, en ­racontant ses démêlés avec Les Loisirs Sainte-Rosalie. Il a expliqué qu’après six mois de discussions avec la coordonnatrice des Loisirs du quartier et son conseil ­d’administration, il ne comprenait toujours pas cette augmentation, d’où sa présence devait le conseil municipal.

Disant douter de la compétence des administrateurs des Loisirs Sainte-Rosalie comme des autres, M. St-Amand a ­carrément suggéré aux élus de regrouper toutes les corporations de quartier pour ­obtenir une gestion en loisir plus uniforme à travers la ville. « Pourquoi ne pas créer un conseil d’administration commun? », a-t-il questionné, mais sans susciter de réaction chez les élus.

Au terme de son intervention, le maire Claude Corbeil a laissé entendre que le conseil allait se pencher sur la première question, celle des coûts de location. « Je comprends que la facture a plus que doublé. Vous nous l’apprenez, on va vous revenir ­là-dessus. Si ça fait six mois que ça dure, ­laissez-nous deux semaines », lui a-t-il ­répondu.

Le conseiller du district Sainte-Rosalie, Donald Côté, s’est dit étonné de ce qu’il ­venait d’entendre étant donné que, à sa connaissance, les tarifs sont « normés » à ­travers la ville. « Je siège moi-même au conseil d’administration des loisirs. Je n’ai pas suivi toute la démarche, mais je vais en glisser un mot à notre coordonnatrice, Julie Dansereau », a-t-il annoncé, avant ­d’offrir son aide aux joueurs dans le dossier. « Vu que c’est sur mon territoire, j’aimerais leur prêter assistance », a-t-il conclu.

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