10 novembre 2011
Desjardins et le malaise
Par: Martin Bourassa

Saint-Hyacinthe a vendu l’identité du Centre aquatique à la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe pour la somme de 450 000 $ sur 15 ans, ce qui représente 30 000 $ annuellement. On est loin des 750 000 $ pour 10 ans offerts par la caisse Desjardins de Drummondville pour accoler son nom au centre culturel de l’endroit, mais c’est pas mal mieux que les 250 000 $ que les caisses du secteur maskoutain ont consenti à perpétuité (!) pour la salle Desjardins du Centre des arts.

Saint-Hyacinthe a vendu l’identité du Centre aquatique à la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe pour la somme de 450 000 $ sur 15 ans, ce qui représente 30 000 $ annuellement. On est loin des 750 000 $ pour 10 ans offerts par la caisse Desjardins de Drummondville pour accoler son nom au centre culturel de l’endroit, mais c’est pas mal mieux que les 250 000 $ que les caisses du secteur maskoutain ont consenti à perpétuité (!) pour la salle Desjardins du Centre des arts.

D’autres commanditaires ont-ils été invités à faire monter les enchères au Centre aquatique? Pas sûr. La Caisse locale était-elle la plus généreuse? Allez savoir. Il faut dire que Desjardins a l’habitude des commandites. À Saint-Hyaicnthe uniquement, le nom de Desjardins est associé à une piscine, à une salle de spectacles, à un chapiteau au jardin Daniel A. Séguin et à un pavillon au Cégep de Saint-Hyacinthe.On ne reprochera certainement pas à Desjardins et aux caisses leur implication. Là n’est pas la question. Mais j’éprouve un réel malaise de savoir que des employés de la Ville, à savoir tous les fonctionnaires du Service des Loisirs, travaillent maintenant dans un édifice municipal identifié à un généreux commanditaire.À quand l’Hôtel de Ville Banque Nationale ou le garage municipal Pavages Maska?Il me semble que la Ville aurait très bien pu se passer de cette commandite pour financer sa piscine, ce qui n’était pas nécessairement le cas avec le Centre des arts Juliette-Lassonde, alors que la communauté au grand complet a mis l’épaule à la roue.Même qu’à la place de la Caisse, j’aurais demandé que cette commandite soit remise directement aux jeunes utilisateurs du Centre aquatique, au club de natation et à celui de nage synchronisée par exemple. Mais mon malaise ne s’arrête pas là.Si le geste de la Caisse de Saint-Hyacinthe est digne de mention, il survient après des gestes moins nobles. Cette caisse qui donne d’une main est la même caisse qui a supprimé de l’autre des guichets automatiques « non rentables » et mis fin au service de caissiers mobiles dans les résidences pour personnes âgées l’an denrier.Des gestes qui avaient valu à la Caisse une volée de bois vert. L’image de la Caisse en avait pris pour son rhume. Ce qui explique peut-être l’extrême prudence avec laquelle on a annoncé cette récente commandite. En effet, toute la promotion autour de l’inauguration s’est faite sans que l’on y associe le nom de Desjardins, privant ainsi ce commanditaire de beaucoup de visibilité. Étrange.Et encore heureux que la Caisse locale soit sur le point de corriger le tir en ce qui concerne les caissiers mobiles. Sinon, il s’en trouverait certainement pour dire que ce sont les services aux aînés qui font les frais de toutes ces commandites.Enfin, un mot sur la décision de la Caisse Saint-Hyacinthe de réinstaller un troisième guichet à Douville. Drôle de gestion, non? Au lieu de retirer ce guichet il y a quelques mois à peine, elle aurait dû le fermer temporairement et vérifier l’impact.Comme me le faisait remarquer un ami, si Desjardins gère ainsi ses guichets, on peut se demander comment elle arrive à nous conseiller sur nos finances. Ayoye.

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