26 mai 2011
Dessollation
Par: Martin Bourassa

Je ne parierais pas beaucoup d’argent, pas une maudite cenne pour dire la vérité, sur les chances de sauvegarde de la maison Dessaulles, incendiée en novembre dernier. Ça sent la triste fin d’un dossier qui s’étire mal et trop. Dessaulles rime maintenant avec désolation. Malgré toute la bonne volonté manifestée par le comité de sauvegarde, les défenseurs du patrimoine ont frappé un mur.Un mur d’indifférence auprès des propriétaires, des élus de la Ville et des citoyens peu intéressés à investir et à s’investir pour préserver la résidence de Georges Casimir Dessaulles. Du côté des propriétaires, ils ont laissé la chance au comité de chercher des appuis, mais on sent depuis le début qu’ils penchent davantage pour une reconstruction rapide qu’une longue, difficile et coûteuse opération de sauvetage. Du côté de la Ville, on s’est montré à peine réceptif aux doléances du comité de sauvegarde. J’ai envie de dire qu’on a fait le minimum, sans plus, pour sauver la face et les apparences. On a supporté une étude qui a confirmé que peu sinon rien n’a été fait pour limiter les dégâts à l’intérieur de la résidence en six mois.Mais on n’a jamais senti que la Ville se sentait concernée, interpellée par ce dossier. On s’est plutôt occupé à sauvegarder un couvent dont le caractère patrimonial et historique apparaît beaucoup plus suspect. Les Soeurs de la Charité étaient d’ailleurs les premières à vouloir mettre le bulldozer dedans. Et je suis loin d’être convaincu que ce projet de transfert d’organismes culturels au couvent a de l’allure.Mais revenons à la Maison Dessaulles et à sa fin anticipée.Au cours des derniers mois, le comité de sauvegarde n’a pas réussi à susciter la sympathie, à provoquer un buzz autour de lui, et ce, malgré une presse plutôt sympathique à la cause. Il manque de temps et surtout cruellement de fonds privés ou publics pour donner suite à cet ambitieux projet. Le nerf de la guerre demeure une fois de plus l’argent et il ne pousse pas dans les arbres comme dirait le conseiller Bernard Barré… encore moins dans les saules. Il faut faire confiance aux propriétaires actuels et espérer qu’ils reconstruiront une maison qui sera la réincarnation, voire la digne successeure de l’autre.

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Je ne parierais pas beaucoup d’argent, pas une maudite cenne pour dire la vérité, sur les chances de sauvegarde de la maison Dessaulles, incendiée en novembre dernier. Ça sent la triste fin d’un dossier qui s’étire mal et trop. Dessaulles rime maintenant avec désolation. Malgré toute la bonne volonté manifestée par le comité de sauvegarde, les défenseurs du patrimoine ont frappé un mur.Un mur d’indifférence auprès des propriétaires, des élus de la Ville et des citoyens peu intéressés à investir et à s’investir pour préserver la résidence de Georges Casimir Dessaulles. Du côté des propriétaires, ils ont laissé la chance au comité de chercher des appuis, mais on sent depuis le début qu’ils penchent davantage pour une reconstruction rapide qu’une longue, difficile et coûteuse opération de sauvetage. Du côté de la Ville, on s’est montré à peine réceptif aux doléances du comité de sauvegarde. J’ai envie de dire qu’on a fait le minimum, sans plus, pour sauver la face et les apparences. On a supporté une étude qui a confirmé que peu sinon rien n’a été fait pour limiter les dégâts à l’intérieur de la résidence en six mois.Mais on n’a jamais senti que la Ville se sentait concernée, interpellée par ce dossier. On s’est plutôt occupé à sauvegarder un couvent dont le caractère patrimonial et historique apparaît beaucoup plus suspect. Les Soeurs de la Charité étaient d’ailleurs les premières à vouloir mettre le bulldozer dedans. Et je suis loin d’être convaincu que ce projet de transfert d’organismes culturels au couvent a de l’allure.Mais revenons à la Maison Dessaulles et à sa fin anticipée.Au cours des derniers mois, le comité de sauvegarde n’a pas réussi à susciter la sympathie, à provoquer un buzz autour de lui, et ce, malgré une presse plutôt sympathique à la cause. Il manque de temps et surtout cruellement de fonds privés ou publics pour donner suite à cet ambitieux projet. Le nerf de la guerre demeure une fois de plus l’argent et il ne pousse pas dans les arbres comme dirait le conseiller Bernard Barré… encore moins dans les saules. Il faut faire confiance aux propriétaires actuels et espérer qu’ils reconstruiront une maison qui sera la réincarnation, voire la digne successeure de l’autre.

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