8 novembre 2012
Centre jeunesse de la Montérégie
Deux foyers de groupe s’implantent à Saint-Hyacinthe
Par: Le Courrier
Jean-Marc Laliberté, chef de service; Marc Rodier, président du conseil d'administration du Centre jeunesse de la Montérégie; Brigitte Saunier, chef de service; et Chantale Beauregard, directrice des services de réadaptation en internat lors de l'inauguration des foyers de groupe L'Orchidée et Le Voilier.

Jean-Marc Laliberté, chef de service; Marc Rodier, président du conseil d'administration du Centre jeunesse de la Montérégie; Brigitte Saunier, chef de service; et Chantale Beauregard, directrice des services de réadaptation en internat lors de l'inauguration des foyers de groupe L'Orchidée et Le Voilier.

C’est à Saint-Hyacinthe, en région éloignée du phénomène de gang de rue, que le Centre jeunesse de la Montérégie a implanté ses deux nouveaux foyers de groupe L’Orchidée, pour jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, et Le Voilier, pour garçons âgés de 10 à 13 ans.

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Sous la surveillance d’éducateurs spécialisés et de psychoéducateurs en tout temps, neuf filles et neuf garçons ont, depuis avril, l’opportunité de repartir à zéro dans un environnement entièrement adapté à leurs besoins. Avec des terrains situés près du Cégep de Saint-Hyacinthe, il était évident pour le Centre jeunesse de la Montérégie que ces foyers de groupe seraient érigés à Saint-Hyacinthe.

« Nous cherchions un lieu accueillant qui favoriserait la réinsertion des jeunes en société. Nous avons un point de service à Saint-Hyacinthe et connaissons très bien la région. C’est la raison pour laquelle le projet a, dès le début, été prévu pour Saint-Hyacinthe », explique Jean-Marc Laliberté, chef de service à L’Orchidée.C’est en 2010 que l’idée de construire deux foyers de groupe a germé dans l’esprit de la direction du Centre jeunesse de la Montérégie. Et c’est en novembre 2011 que le projet de bâtiment à vu jour. Les fonds nécessaires à la construction des foyers ayant été amassés avant même que le projet soit entériné, le conseil d’administration n’a pu qu’approuver la décision de la direction à réaliser un tel projet, dont la construction a été confiée à l’entrepreneur Axe Construction.« Nous avons mis beaucoup d’argent de côté pour construire ces foyers de groupe, et ce, sans aucune subvention supplémentaire. Cela nous a coûté 2 M$ et aujourd’hui les deux foyers sont payés à 100 %! Il n’y a eu aucun dépassement de coût, nous sommes arrivés dans les délais prévus et nous en sommes très fiers », a précisé Camil Picard, directeur général du Centre jeunesse de la Montérégie.Quant aux meubles et accessoires nécessaires aux 18 jeunes, le Centre jeunesse de la Montérégie a pu bénéficier du soutien monétaire de l’organisme Action Nouvelle Vie qui a été « d’un grand support » dans le cadre du projet. Les jeunes ont ainsi la chance de vivre dans un environnement entièrement personnalisé. Des chambres à coucher aux salles de bains, en passant par les salons et les airs de détente, tout a été pensé en fonction des jeunes qui résident dans les deux foyers de groupe.Dans le cas de L’Orchidée, deux appartements trois et demi sont installés au sous-sol en raison de l’âge de la clientèle. « Les filles qui résident ici seront bientôt majeures et elles auront l’âge de partir en appartement. Notre mission est donc de les outiller suffisamment pour qu’elles puissent affronter la vie et prendre leurs responsabilités », explique Jean-Pierre Laliberté.« Mais avec une clientèle de cet âge, il n’est pas rare aussi que nous ayons des filles-mères à accueillir, poursuit-il. Nous faisons une évaluation à savoir si elles sont aptes ou non à s’occuper de leur bébé. Si c’est le cas, nous les installons dans ces appartements afin qu’elles apprennent leur nouveau rôle de mère. De cette manière, nous sommes encore là, mais de loin. Et cela les prépare au jour où elles pourront partir et prendre leur vie en main. »

Intégration encadrée en milieu scolaire

Afin d’éviter que les jeunes reçoivent une éducation à l’interne du Centre jeunesse, et, qu’à l’inverse, ils aient à intégrer le milieu scolaire de manière précipitée, Sylvain Charest, éducateur répondant pour le volet scolaire, a organisé, en association avec la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, la Classe relance.

« Lorsque nous avons présenté le projet au directeur de la Polyvalente, il a tout de suite embarqué et nous a réservé le local où était la chapelle. L’objectif est que les jeunes ne fassent pas leur classe à l’interne, sans toutefois être précipités dans les classes parce que ce sont les professeurs qui doivent gérer les troubles de comportements par la suite », explique Sylvain Charest.Cette année, treize élèves sont inscrits à la Classe relance. Avec un éducateur de la commission scolaire de Saint-Hyacinthe et un professeur, il s’agit du nombre maximum d’élèves que la classe peut accueillir.« Les jeunes se sentent supportés dans cet accompagnement et cela rassure les parents », indique M. Charest.

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