20 novembre 2014
Deux mondes…
Par: Pierre Bornais
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Pour ne pas dire deux univers! Dans un même « pays ».

À Ottawa, le retour à l’équilibre financier est pratiquement chose faite, même que les surplus sont en vue pour les prochaines années. Tout semble aller pour le mieux, grâce à la compétence et à la saine gestion du gouvernement Harper; du moins, c’est ce que l’on veut nous faire croire.

Pendant ce temps, à Québec, c’est la misère noire et le mot d’ordre est aux coupures sans discrimination – et sans jugement – pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Il parait que les Québécois vivent au-dessus de leurs moyens, à ce qu’on dit. Comme toujours, la vérité se trouve sans doute entre les extrêmes.

Le fédéral, après s’être arrogé toutes sortes de droits au fil du temps, a mis de l’avant depuis plusieurs années déjà, un programme de restrictions et de coupures. Sans trop se préoccuper des effets néfastes qui pouvaient découler des décisions draconiennes mises en application. C’est ainsi qu’on peut imaginer que le fédéral a détricoté doucement une bonne partie des acquis du Canada, aussi bien au pays qu’à l’international.

Du côté de Québec, il est vrai que le filet social est encore bien serré à plusieurs niveaux. Il faut apprendre à vivre selon ses moyens; sans tout mettre en péril pour autant.

Là où la situation se corse, c’est qu’en plus de cette « générosité » collective, le provincial hérite de tous les effets pervers des politiques fédérales. Et la tentation de refiler une partie des problèmes au niveau municipal, sa créature, est bien présente et déjà assez active.

Au final, l’économie québécoise éprouve de graves difficultés, les milliards affluent à Ottawa, notamment via les taxes et autres revenus venant des ressources naturelles. C’est quoi le problème d’un océan à l’autre?

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