4 octobre 2012
Corporations municipales
Deux politiques, deux positions
Par: Le Courrier
Le conseil ne s'immiscera pas dans la politique et le traitement salarial des employés des corporations à gestion déléguée comme le Centre des arts, le Centre aquatique et la Médiathèque. Il le fera cependant pour les corporations de loisirs.

Le conseil ne s'immiscera pas dans la politique et le traitement salarial des employés des corporations à gestion déléguée comme le Centre des arts, le Centre aquatique et la Médiathèque. Il le fera cependant pour les corporations de loisirs.

Les augmentations salariales accordées aux employés des corporations de loisirs de quartier seront dorénavant proportionnelles aux augmentations dont bénéficieront les fonctionnaires municipaux, mais cette règle ne s’appliquera pas à d’autres corporations municipales.

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Ainsi en a décidé lundi le conseil municipal de Saint-Hyacinthe, mais dans la division. Le conseiller Alain Leclerc aurait souhaité que les employés de la Corporation aquatique maskoutaine (CAM) soient assujettis à la même politique salariale que celle imposée aux coordonnateurs de loisirs, mais sa proposition a été rejetée de justesse. La CAM, tout comme les autres grandes corporations municipales, pourra donc continuer d’améliorer à sa guise les conditions salariales de ses employés.

Le conseiller Leclerc s’est d’abord dit parfaitement d’accord avec la volonté du conseil de fixer des balises aux corporations de loisirs quant aux augmentations de salaires. « Mais au prochain point (à l’ordre du jour), on va voter le contraire », a-t-il déploré avant que le conseil n’approuve unanimement un addenda qui modifie les ententes du 17 janvier 2008 paraphées avec les corporations de loisirs.Au point suivant, le conseil avait à se prononcer sur d’autres addendas qui changeaient cette fois les ententes conclues le 27 février 2012 avec la CAM. De fait, il s’agissait principalement de retirer une clause qui limitait les augmentations salariales versées par la CAM au pourcentage consenti aux employés municipaux.Un long débat s’est alors amorcé sur la question, Mais M. Leclerc n’est pas parvenu à renverser la tendance. Il a quand même vidé son sac, racontant entre autres qu’au mois de mai, ce n’est pas seulement à la CAM que le conseil voulait imposer la nouvelle clause sur les salaires, mais à toutes le corporations municipales. « Pourquoi on l’a retiré? C’est une volte-face complète!», s’est-il insurgé.M. Leclerc s’en est pris directement au conseiller du district Douville, André Beauregard – qui est aussi le coordonnateur de loisirs de son quartier -, laissant entendre que son collègue avait changé d’avis sur les modifications que le conseil voulait apporter dans la gestion des corporations. « Je serais curieux de savoir pourquoi M. Beauregard tourne son chapeau de bord », a-t-il laissé tomber. Plus tard, le conseiller Beauregard a accusé à son tour David Bousquet d’avoir changé d’opinion dans le dossier. Au moment du vote sur l’addenda touchant les corporations de loisirs, André Beauregard, étant donné sa situation professionnelle, s’est retiré de la salle. Mais lorsque les élus ont voté sur les modifications à l’entente de la CAM, il était de retour et il s’est rangé du côté des conseillers Bernard Barré, Sylvie Adam, Donald Côté, Brigitte Sansoucy et Sylvain Savoie. La résolution a donc été approuvée par six voix contre cinq, les conseillers Guylain Coulombe, Louise Arpin, Nicole Dion Audette et David Bousquet étant du même point de vue qu’Alain Leclerc.

Le maire tranche

C’est par un vote identique de six voix contre cinq que le conseil a par la suite approuvé le renouvellement de l’entente avec la Société de diffusion des spectacles – le Centre des arts Juliette-Lassonde -, entente qui ne contient aucune clause restrictive sur les augmentations de salaire.

Que ce soit dans ce dossier ou sur la question touchant la CAM, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, ne s’est pas prononcé, mais c’est quand même lui qui a tranché. En s’abstenant de voter – c’est un privilège qui n’est accordé qu’au maire -, il a fait en sorte que les deux propositions soient adoptées. S’il s’était prononcé contre, les votes auraient donné un résultat nul de six contre six et les deux propositions auraient été automatiquement rejetées.On peut en conclure que le maire est en désaccord avec le conseiller Leclerc sur ces questions.

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