12 juillet 2012
Le terminus Calixa-Lavallée fermera ses portes
Deux projets de gare plutôt qu’un
Par: Le Courrier

Ce n’est pas un, mais bien deux projets de gare intermodale qui se préparent en parallèle à Saint-Hyacinthe. Et ils devront être prêts plus tôt que tard avec l’annonce, cette semaine, de la fermeture du terminus, rue Calixa-Lavallée.

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D’un côté, le Conseil intermunicipal de transport de la Vallée-du-Richelieu (CITVR) et la Ville de Saint-Hyacinthe jettent actuellement les bases d’un projet de gare intermodale qui serait vraisemblablement établi au centre-ville, alors que de l’autre, le Groupe Robin met la touche finale à son propre plan, dans le secteur Douville.

« Ce n’est plus un secret que le CITVR et la Ville travaillent sur un projet de construction d’une gare intermodale en plusieurs phases », a confirmé Joëlle Jetté, responsable des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe.Le CITVR et la Ville sont guidés dans leurs démarches par le Groupe Roche, une société d’ingénieurs-conseils spécialisée. C’est cette même firme qui avait d’abord reçu le mandat de préciser dans quel secteur devrait être établie la gare. « L’objectif est de créer un projet structurant pour le transport collectif et pour le centre-ville », a noté Mme Jetté, laissant peu de doute sur le secteur choisi pour ce projet.Fait à noter, cette gare intermodale ne dépendrait pas de la venue du train de banlieue, même si tout serait prévu pour s’adapter à cette éventualité. « Nous visons une fenêtre de 24 à 48 mois (2 à 4 ans) pour la construction d’une première phase, qui pourrait inclure un terminus pour les autobus municipaux et régionaux. D’autres phases pourraient s’ajouter à la venue d’un train ou d’autres services. Le transport actif n’est pas en reste et sera aussi favorisé. »Selon les informations obtenues par LE COURRIER, jusqu’à cinq sites, tous situés dans le secteur centre-ville, seraient encore en lice pour accueillir ce projet d’envergure.Il est trop tôt, selon la porte-parole du CITVR, pour préciser le modèle de financement qu’adopteraient les partenaires. « Il pourrait s’agir d’une propriété du CITVR qui louerait des installations à la Ville, d’une propriété de la Ville qui louerait au CITVR ou même d’un propriétaire privé. Toutes les options restent ouvertes », a expliqué Marie-Claude Clermont.Le projet prévoit aussi le développement immobilier nécessaire à l’efficacité et à la rentabilité d’une gare de train de banlieue. Ce développement d’unités résidentielles serait confié à un ou plusieurs promoteurs immobiliers.

Un autre plan

Pendant ce temps, du côté de Douville, le Groupe Robin a lui aussi préparé son propre plan de la gare intermodale idéale.

Selon nos informations, elle serait localisée à proximité du nouvel espace commercial qui jouxte le Havre des Dominicains. La gare et son développement immobilier seraient situés sur des lots appartenant au Groupe Robin et sur d’autres terrains qui sont actuellement zonés verts, c’est-à-dire réservés à l’agriculture.L’entrepreneur maskoutain se fait toutefois avare de commentaires. « Pour le moment, nous menons des consultations auprès de personnes intéressées de tous les milieux », a dit Jonathan Robin. Cette gare serait aussi entourée d’un projet immobilier à haute densité pour favoriser la rentabilité du projet. « La venue du train de banlieue est essentielle à notre gare intermodale. C’est le point central. Cette fois, Saint-Hyacinthe ne doit pas manquer sa chance », a indiqué M. Robin.L’entrepreneur prévoit présenter officiellement son projet à la Ville de Saint-Hyacinthe dès l’automne. « Si un autre projet se prépare, je n’ai pas de problème avec ça. L’important, c’est d’obtenir un pôle du transport collectif et un train de banlieue. »

Le terminus ferme

Entre temps, les propriétaires du terminus d’autobus, situé sur la rue Calixa-Lavallée, ont confirmé au cours des derniers jours qu’ils fermeraient leur point de service le 31 juillet. Depuis l’incendie qui avait détruit leurs locaux en février, ils étaient incapables de s’entendre avec la Ville sur un contrat à long terme en ce qui concerne le service de billetterie.

Le CITVR et la Ville de Saint-Hyacinthe ont présentement des discussions sérieuses avec des partenaires afin de loger la billetterie et d’accueillir temporairement les autobus à proximité du terminus actuel. « Les habitudes des utilisateurs ne seraient pas chamboulées, promet Mme Jetté. Ce serait une solution à moyen terme, jusqu’à ce que le nouveau terminus soit prêt. »

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