1 mars 2018
Saint-Pie
Deuxième débâcle en deux mois
Par: Olivier Dénommée
Deuxième débâcle en deux mois

Deuxième débâcle en deux mois

L’eau et la glace venues de la rivière ont durement touché plusieurs rues de Saint-Pie, incluant la rue Notre-Dame (photo), le rang de la Presqu’Île et le rang de la Rivière Nord.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’eau et la glace venues de la rivière ont durement touché plusieurs rues de Saint-Pie, incluant la rue Notre-Dame (photo), le rang de la Presqu’Île et le rang de la Rivière Nord. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Un épisode de redoux jumelé à de fortes pluies avait causé des inondations dans certaines résidences de Saint-Pie en janvier en plus de créer un mur de glace dans la rivière. Le 22 février, plus d’un mois plus tard, ce barrage de glace a fait en sorte que la rivière Noire est sortie de son lit pour envahir les rues ainsi que le sous-sol d’une vingtaine de résidences.

Publicité
Activer le son

La Ville de Saint-Pie était à l’affût et avait annoncé quelques jours avant les inondations qu’elle surveillait de près le niveau de l’eau de la rivière, mais personne ne semblait avoir prévu une telle débâcle, qui a même touché des maisons situées en zone considérée comme non inondable.

Crue rapide

Selon le directeur général de la Ville de Saint-Pie, Claude Gratton, la crue dans la rivière Noire a commencé vers 2 h le 22 février et s’est accentuée vers 7 h 30. Le niveau de la rivière serait soudainement monté de 5 pieds en une heure. Les pompiers de Saint-Pie ont passé la journée, jusqu’à 20 h, à évacuer les familles touchées et à drainer l’eau dans les domiciles. Les plus durement touchés ont vu de 5 à 6 pieds d’eau dans leur sous-sol.

Le maire de Saint-Pie, Mario St-Pierre, admet ne jamais avoir vu une telle situation auparavant. « C’est un ensemble d’éléments qui ont rendu cette débâcle possible. Nous avons fait appel à Hydro Météo [une firme de génie-conseil spécialisée en gestion des risques d’inondations] qui doit rendre son rapport dans les prochains jours », avait-il précisé en début de semaine.

Au moment de mettre sous presse, le rapport complet n’avait pas encore été publié, mais des recommandations préliminaires, affichées sur le site de la Ville de Saint-Pie, laissaient entendre qu’il n’y avait « pas de travail possible pour le moment sur l’embâcle » à cause d’un risque « d’envenimer la situation ». « Est-ce que le mur de glace pourrait être brisé? Dans le meilleur des mondes, il faudrait laisser ça à Mère Nature », estime le maire, bien conscient qu’une troisième débâcle est tout à fait possible d’ici le printemps.

Mercredi, il restait une dizaine de résidents qui n’avaient pas encore pu regagner leur domicile, et une demande d’aide financière a été formulée auprès de la sécurité civile pour dédommager les sinistrés, confirme M. Gratton. « La sécurité civile a appelé le jour même pour nous dire de faire notre demande d’aide financière. Il n’y a pas encore eu de décret publié pour annoncer qu’on aura de l’aide, mais la demande a été faite en bonne et due forme. Maintenant, on attend. »

Saint-Valérien

Saint-Pie n’a pas été la seule municipalité à être touchée par la crue des eaux la semaine dernière : Saint-Valérien-de-Milton a procédé à l’évacuation de quelques citoyens peu après minuit le 22 février après qu’un embâcle à la hauteur de Sainte-Cécile-de-Milton ait cédé. Un total de sept résidences ont été affectées avant qu’un autre embâcle cède vers 4 h, réglant la situation à Saint-Valérien, mais transférant le problème à Saint-Pie. 

image