28 septembre 2017
Carte blanche
Difficile à comprendre!
Par: Pierre Bornais

La position de Québec qui autoriserait les forages pétroliers sur une grande partie du territoire, sans exclusion explicite des sources d’eau potable des municipalités.

 

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C’est par le biais d’avis publiés dans la Gazette officielle, en l’absence du ministre de l’Environnement, en voyage à l’extérieur du pays, que tout s’est déroulé. Encore une fois, sans consultation préalable des premiers concernés – les citoyens – même s’il s’agit d’un dossier sensible à maints endroits du territoire. Et alors que se déroule un procès intenté par une multinationale contre une petite municipalité qui a agi pour protéger un accès à l’eau potable pour ses citoyens.

La compensation exigée totalise des dizaines de fois le budget annuel de la municipalité au prétexte que le règlement pourrait priver la compagnie de potentiels profits! Le moins que l’on puisse dire, c’est que Québec pouvait attendre la décision du tribunal avant d’aller de l’avant dans ce dossier. D’autant plus que le premier ministre lui-même a maintes fois laissé entendre que la prospection pétrolière n’était pas une avenue à favoriser, même à Anticosti!

Beaucoup de propriétaires fonciers ne le savent peut-être pas, mais le « fond de terrain » sur lequel reposent leurs bâtiments a été cédé pour quelques dollars aux prospecteurs. 

Pour ma part, je l’ai appris en vendant ma maison en 2014 puisqu’un ajout avait été ajouté au droit de propriété spécifiant qu’un quelconque « claimer » avait déboursé moins de 100 dollars pour devenir propriétaire du sous-sol de mon terrain. Ce qui pourrait lui permettre, le cas échéant, d’exercer son droit si des recherches en venaient à la conclusion de l’existence de pétrole ou de gaz dans les environs.

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