19 février 2015
Jean-Guy Roy a perdu 278 livres
D’obèse à sportif
Par: Jennifer Blanchette
La rencontre entre l’entraîneur Vincent Laurendeau et le Maskoutain Jean-Guy Roy a été déterminante pour ce dernier.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

La rencontre entre l’entraîneur Vincent Laurendeau et le Maskoutain Jean-Guy Roy a été déterminante pour ce dernier. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Il y a 32 mois, Jean-Guy Roy pesait 485 livres. Aujourd’hui, la balance n’indique plus que 207 livres. Photo courtoisie

Il y a 32 mois, Jean-Guy Roy pesait 485 livres. Aujourd’hui, la balance n’indique plus que 207 livres. Photo courtoisie

Avant de changer radicalement ses habitudes de vie, il y a 32 mois, Jean-Guy Roy pesait 485 livres. Avec 278 livres en moins, le Maskoutain entamera la dernière grande étape de cette remise en forme le 21 février en parcourant à pied la distance entre Saint-Hyacinthe et Montréal afin d’amasser des fonds pour son abdominoplastie.

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Ayant perdu l’équivalent d’une livre tous les trois jours depuis deux ans et demi, M. Roy a besoin de cette opération afin de réparer les « dégâts survenus au niveau de mon abdomen ».

Cette chirurgie, dont les coûts s’élèvent à 6 000 $, aura lieu à la fin mars, à Cuba.

Dans le but d’atteindre son objectif financier, le Maskoutain parcourra à la marche les 66 kilomètres qui séparent la porte des Maires de Saint-Hyacinthe et l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal.

Grâce à ce « mini chemin de Compostelle » prévu le 21 février, le quinquagénaire espère amasser 4 500 $.

300 livres en moins

Jean-Guy Roy n’a pas toujours été obèse. Il y a une vingtaine d’années, il pesait à peine 147 livres.

« J’avais décidé d’arrêter de fumer et j’ai compensé ce manque par la nourriture. Je me suis mis à engraisser, mais je ne voyais pas vraiment que je pesais ce poids-là », se souvient celui qui travaille à l’Hôpital Honoré-Mercier depuis 27 ans.

Il aura fallu un cri du coeur de ses fils pour que M. Roy prenne conscience de son surplus de poids. « Mes garçons m’ont dit : si tu continues comme ça, papa, ça n’a pas d’allure. Nous aussi on aura des enfants un jour et on aimerait qu’ils te connaissent en forme comme lorsqu’on était petit », raconte-t-il.

C’est après avoir glissé en sortant de la douche, le 2 mai 2012, que Jean-Guy Roy entreprend officiellement sa remise en forme.

Il se rend d’abord au complexe Gymax, de Saint-Hyacinthe, et s’offre les services d’un entraîneur privé. « Je n’étais même pas capable de mettre mes jambes moi-même sur le vélo. Mon entraîneur devait m’aider! », s’exclame le Maskoutain.

Malgré cela, il affirme qu’en 32 mois, il peut « compter sur ses doigts ses moments de faiblesse. Il faut y aller un jour à la fois et même si je fais une erreur, demain sera une nouvelle journée qui me permettra de recommencer à neuf ».

M. Roy fait ensuite une rencontre déterminante dans son parcours, celle du masso-kinésithérapeute de Bien-Être Express, Vincent Laurendeau, qui travaille aussi à l’Académie Impak MMA, à Saint-Mathieu-de-Beloeil. M. Laurendeau deviendra rapidement plus qu’un entraîneur, il sera un « coach de vie ».

Ensemble, ils entreprennent un programme d’entraînement au parc Les Salines. « Au début, Jean-Guy prenait une heure pour marcher 1,5 kilomètre et faire quelques exercices », se remémore M. Laurendeau, qui entraînait pour la première fois une personne présentant un tel problème de poids.

La condition physique de M. Roy a bien évolué depuis les deux dernières années. Il s’entraîne maintenant cinq à six fois par semaine, en plus de suivre un régime alimentaire strict.

La balance oscille désormais à 207 livres, soit 27 livres de plus que le poids santé visé par Jean-Guy Roy.

Après sa marche entre Saint-Hyacinthe et Montréal, M. Roy aimerait inspirer d’autres personnes à se prendre en main en organisant des conférences de motivation.

Pour encourager Jean-Guy Roy, il est possible de faire un don via les coordonnées indiquées sur la page Facebook de Bien-Être Express ou encore en personne le 21 février à la porte des Maires.

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