28 janvier 2016
Élection dans Saint-Sacrement
Donald Poirier, le gars de terrain
Par: Benoît Lapierre
Donald Poirier, candidat à l’élection partielle dans le ­district Saint-Sacrement. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Donald Poirier, candidat à l’élection partielle dans le ­district Saint-Sacrement. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sur le plan physique, la ville de Saint-Hyacinthe n’a rien de bien secret pour Donald Poirier, un natif du district Saint-Sacrement qui va maintenant tenter de devenir le conseiller municipal du quartier où il réside depuis toujours.

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Cet opérateur de machinerie lourde parle de sa ville comme s’il la connaissait sous toutes ses ­coutures. « Moi, je suis un gars de terrain », lance-t-il pour se décrire en quelques mots.

Les rues, les trottoirs, les conduites d’aqueduc et d’égout, c’est là son ­domaine, et il veut faire profiter ses ­concitoyens de son expérience en la matière. « Les infrastructures, c’est toute ma vie. C’est aussi tout ce dont les citoyens ont besoin », fait valoir le ­candidat.

Âgé de 51 ans et père de deux enfants, M. Poirier est aussi trois fois grand-père. Il est le neveu du maire de La Présentation, Claude Roger, et son père, Réal Poirier, a travaillé durant une trentaine d’années à la Ville de Saint-Hyacinthe. Ce sont là deux cartes « municipales » qu’il va jouer en ­campagne électorale, comme le ­démontre son dépliant.

À sa sortie de l’école, en 1980, il entre à l’emploi du restaurant Mikes comme chef cuisinier et livreur, ce qui l’amènera à sillonner sa ville dans tous les sens. Puis, il va travailler dans la construction résidentielle, sur des chantiers d’école, va aussi gérer durant dix ans des contrats de déneigement à Montréal avant de créer ses propres entreprises, Asphalte Donald Poirier en 1997, puis Les Entreprises Donald Poirier en 2006, une affaire qu’il a vendue en 2015 pour entrer au service des ­Entreprises Michaudville, comme ­opérateur.

M. Poirier ne s’en cache pas, il ne connaît pas tout de la fonction de conseiller municipal, mais il a le goût d’apprendre et de servir les ­Maskoutains. « Je ne vais pas là pour le salaire. D’ailleurs, quand j’ai décidé de me présenter, je n’étais même pas au courant de combien gagnait un conseiller. »

Le projet de biométhanisation des ­matières organiques est un dossier qui l’intéresse beaucoup et dont lui parle ­souvent son jeune frère, employé­ ­municipal. Il en est de même pour le ­projet du tunnel Casavant, sur lequel il veut jeter un oeil s’il est élu. Dans un autre ordre d’idées, il a beaucoup ­apprécié le retour de la parade du Père Noël au centre-ville, en décembre. « C’est sûr que la vie change, mais c’est bien de revenir à de bonnes choses qu’on avait dans le temps à Saint-Hyacinthe », estime-t-il.

Parlant d’histoire, il veut faire en sorte que la Ville commémore, d’une manière ou d’une autre, ce qu’a accompli Paul Brodeur, fondateur d’une coopérative d’habitation dans Saint-Sacrement dans les années 1940.

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