25 juin 2020
Pour une affaire de violence conjugale
Donald Poirier plaide coupable
Par: Olivier Dénommée

S’il se plie à toutes les directives de sa probation de deux ans, Donald Poirier s’en sortira sans casier judiciaire pour une affaire de violence conjugale survenue en 2019. Photothèque | Le Courrier ©

Le Maskoutain Donald Poirier, qui avait notamment tenté de se faire élire en 2017 comme conseiller municipal dans le district Saint-Sacrement, a depuis fait face à la justice pour une affaire de violence conjugale survenue en mars 2019. Cette affaire s’est finalement conclue le 19 juin au palais de justice de Saint-Hyacinthe avec un plaidoyer de culpabilité.

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L’homme de 56 ans était accusé de voies de fait sur sa conjointe de l’époque, Linda Roy. Les faits remontent au 10 mars 2019, au retour d’une « soirée arrosée » où le couple s’est disputé, selon Me Émilie Gadbois, représentant la Couronne. Donald Poirier a pris la victime par le bras et l’a aussi tirée sur deux mètres pendant qu’elle se trouvait au sol, lui causant une enflure au bras. L’accusation initiale parlait de voies de fait avec lésions, mais la seconde partie a été abandonnée depuis.

Une autre accusation a été ajoutée au dossier de Donald Poirier en avril 2019 pour avoir omis de respecter une ordonnance de la cour : il a envoyé un message texte à Linda Roy alors qu’il lui était interdit de prendre contact avec elle. Il a été révélé que la raison du message était en lien avec la vente de certains meubles puisque le couple s’était séparé depuis les premiers événements et était en instance de divorce à ce moment-là.

Après s’être montré réticent à reconnaître les faits qui lui étaient reprochés, Donald Poirier a finalement plaidé coupable aux deux chefs d’accusation le 15 juin. À cette date, il était représenté par Me Gabrielle Palacios. Quant à la victime, elle n’était pas sur place, mais a fait parvenir une lettre à l’attention du juge, laquelle n’a pas été lue à voix haute.

En probation

Les deux parties ont fait une suggestion commune de peine pour l’accusé, qui n’avait aucun antécédent judiciaire. Le juge Benoît Gariépy lui a accordé une absolution conditionnelle s’il parvient à respecter les conditions d’une probation de deux ans et un suivi d’un an.

Parmi les conditions que Donald Poirier devra suivre, il devra notamment s’abstenir de prendre contact avec Linda Roy, ne pas lui faire référence sur les réseaux sociaux et rester à plus de 200 mètres des lieux où elle pourrait se trouver. Il devra aussi faire 80 heures de travaux communautaires dans la prochaine année.

Selon toute vraisemblance, ce jugement complique les ambitions municipales de Donald Poirier pour les élections municipales de novembre 2021 étant donné que son ex-conjointe est actuellement membre du conseil municipal de Saint-Hyacinthe. Rappelons que pas plus tard que le 23 avril, il s’était proposé pour occuper bénévolement le siège de Nicole Dion Audette, la conseillère du district Hertel-Notre-Dame tristement décédée du cancer. Or, cette offre aurait directement contrevenu à son interdiction d’entrer en contact avec Mme Roy.

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