2 mai 2013
Double rémunération et REER alléchants
Par: Martin Bourassa

Au niveau du traitement salarial et des avantages sociaux, les treize employés permanents du CLD et de la Cité de la biotechnologie ne sont pas à plaindre. Ils sont entre autres mieux traités que leurs collègues de la MRC au niveau de la contribution REER annuelle de leur employeur, à commencer par le DG.

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En 2011, le personnel commun au CLD et à la Cité se sont partagé la somme de 823 040 $ en salaires et en avantages sociaux, dont 203 176 $ tirés du budget de la Cité sous forme d’honoraires de la direction.

« Je ne sais pas pourquoi on parle d’honoraires de la direction dans le cas de la Cité, il faudrait demander à nos vérificateurs externes, mentionne Mario De Tilly. C’est du salaire, absolument, personne ne facture ses services à la Cité. »Même si on la présente régulièrement comme la directrice générale adjointe du CLD et de la Cité, Nathalie Laberge ne figure plus sur la liste de paie du CLD depuis janvier 2009. Son salaire est défrayé exclusivement par la Cité depuis ce temps.« Personne ne la présente plus comme directrice générale adjointe du CLD et de la Cité, je ne sais pas où tu prends ça », a-t-il demandé.Dans le répertoire des membres de l’Association des professionnels en développement économique du Québec, Mme Laberge est pourtant inscrite sous le titre de directrice générale adjointe du CLD Les Maskoutains, et est présentée comme directrice générale adjointe du CLD et de la Cité dans certains communiqués diffusés par le CLD.

Salaire secret et REER

Le directeur général Mario De Tilly est pour sa part rémunéré par les deux organisations qu’il dirige. Son salaire actuel en tant que DG du CLD est de 72 100 $ par année. Il refuse de dévoiler celui qu’il retire pour son travail à mi-temps à la Cité. « J’ai un salaire des deux bords, mais celui de la Cité, c’est personnel. »

Il reçoit en plus une contribution REER annuelle représentant 20 % de son salaire. Les autres employés du CLD ont droit à une cotisation REER de 5 %, qu’il peuvent bonifier d’un 2,5 % supplémentaire s’ils cotisent eux-mêmes 5 % à leur REER.Si un employé cotise 5 %, l’employeur ajoutera de sa poche 7,5 %. « Il n’y a pas de fonds de retraite ici, contrairement à d’autres chanceux », fait remarquer M. De Tilly, en précisant que la contribution REER de Mme Laberge à la Cité correspond à ce qui a été offert aux employés réguliers, sans plus.À titre comparatif, les directeurs généraux de la MRC Les Maskoutains et de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains touchent une contribution REER annuelle de 5 % de leur employeur, sans aucune possibilité de bonification.Même chose pour les employés de ces deux organisations.

Le trésorier vote contre le budget du CLD

La récente bonification des cotisations REER des employés, faisant passer la part de l’employeur de 5 à 7 1/2 pour cent selon le cas, n’a pas fait que des heureux à la table du conseil d’administration du CLD.

Fait pour le moins inusité, le trésorier de l’organisation, Alain Leclerc, a voté contre l’adoption du budget 2013 du CLD Les Maskoutains. Une façon nous a-t-il dit de protester contre la bonification du régime de retraite des employés, un changement qui n’a pas fait l’objet d’une résolution formelle à la table du conseil.Le 26 mars dernier, M. Leclerc a ensuite cédé son poste de trésorier à Chantal Goulet, mais est demeuré administrateur au comité exécutif du CLD.

M.B.

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