29 octobre 2015
Du classique au goût du jour
Par: Alice De guise
Du classique au goût du jour

Du classique au goût du jour

Deux membres du groupe Collectif9 donnaient une classe de maître à plus d’une vingtaine de Maskoutains le 26 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Deux membres du groupe Collectif9 donnaient une classe de maître à plus d’une vingtaine de Maskoutains le 26 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Collectif9 sera de passage au Centre des arts Juliette-Lassonde le 30 octobre.

Collectif9 sera de passage au Centre des arts Juliette-Lassonde le 30 octobre.

Deux membres du groupe Collectif9 ont prodigué leurs conseils et joué une pièce avec plus de vingt personnes lors d’une classe de maître organisée par le Centre des arts Juliette-Lassonde le 26 octobre. Le groupe est constitué de quatre violonistes, deux violoncellistes, un alto, un contrebassiste ainsi qu’un ingénieur du son. Neuf en tout. Le groupe sera bientôt de retour à Saint-Hyacinthe, mais cette fois-ci pour un spectacle.

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L’activité avait pour objectif de sensibiliser les gens à la musique classique. Cette initiative du Centre des arts a lieu au moins une fois par année. Les élèves de l’école de l’Avant Scène, de l’école de ­musique de Julie Bastien, ainsi que tous ceux qui souhaitaient se joindre à eux, ont pu profiter de cette expérience. Les partitions de la pièce, qu’ils devaient jouer tous ensemble, ont été distribuées un peu avant le jour de l’activité. De plus, lesdites partitions tenaient compte des différents niveaux des musiciens présents.

« Nous faisons au moins une classe de maître chaque année. Pour nous, c’est une façon d’offrir une activité de sensibilisation. Nous n’avions jamais fait de classe de maître avec des violons. C’était plutôt avec la danse ou la guitare. Ce fut vraiment un beau moment », explique Gabrielle Gauthier-Durand, responsable des communications du Centre des arts Juliette-Lassonde et professeure de violon à l’Avant Scène.

La formation s’est connue à l’université. Tous jouaient dans des projets distincts. Ils ont donc souhaité s’unir pour avoir plus de liberté d’action. C’est donc de fil en aiguille que le groupe s’est formé. ­Collectif9 est un groupe qui interprète des compositeurs, qui sont pour la plupart classiques, tout en y ajoutant une touche de folklore. « L’idée est d’ouvrir la porte aux gens qui ne connaissent pas ou ­n’aiment pas le classique. Toute musique classique s’inspire de son folklore respectif. Le but derrière tout ça est de jouer avec les codes que les spectateurs connaissent déjà. Nous possédons tous une formation en classique, mais nous jouons de tous les styles. Nous mettons donc ces expériences et inspirations ensemble sur scène. Nous aimons jouer avec les textures et les rythmes », explique Thibault Bertin-­Maghit, contrebassiste du groupe Collectif9. Ils ont d’ailleurs choisi de jouer avec de l’amplification. De cette façon, il leur est possible de jouer dans n’importe quelle salle. Jouer avec un amplificateur leur ­permet de se produire dans des lieux qui ne mettraient normalement pas leur son en valeur.« En utilisant cette technique, nous pouvons jouer dans des plus petites salles comme dans des cabarets, des bars ou des clubs. Ces petites salles nous permettent un meilleur contact avec le ­public. Nous faisons notre musique dans le but d’avoir un échange, de ­partager avec lui. C’est même plutôt une question d’énergie, de « feeling » que de musique classique », précise le contrebassiste. Le spectacle est donc composé de courtes pièces. Ici, il n’est pas question de jouer de grandes symphonies. Le groupe souhaite avoir un rythme rapide lors de la prestation. Plus de douze pièces seront interprétées. « Nous avons choisi l’espace Rona pour sa formule cabaret. Les gens pourront prendre un verre, discuter entre eux, interagir avec nous. Ceux qui viendront nous voir doivent avoir une ouverture d’esprit et l’envie de faire des découvertes. Ils seront parfois en terrain connu et d’autres fois non. C’est un spectacle très convivial pour les gens de tout âge », conclut-il.

Ils ont d’ailleurs choisi de jouer avec de l’amplification. De cette façon, il leur est possible de jouer dans n’importe quelle salle. Jouer avec un amplificateur leur ­permet de se produire dans des lieux qui ne mettraient normalement pas leur son en valeur.« En utilisant cette technique, nous pouvons jouer dans des plus petites salles comme dans des cabarets, des bars ou des clubs. Ces petites salles nous permettent un meilleur contact avec le ­public. Nous faisons notre musique dans le but d’avoir un échange, de ­partager avec lui. C’est même plutôt une question d’énergie, de « feeling » que de musique classique », précise le contrebassiste.

Le spectacle est donc composé de courtes pièces. Ici, il n’est pas question de jouer de grandes symphonies. Le groupe souhaite avoir un rythme rapide lors de la prestation. Plus de douze pièces seront interprétées.

« Nous avons choisi l’espace Rona pour sa formule cabaret. Les gens pourront prendre un verre, discuter entre eux, interagir avec nous. Ceux qui viendront nous voir doivent avoir une ouverture d’esprit et l’envie de faire des découvertes. Ils seront parfois en terrain connu et d’autres fois non. C’est un spectacle très convivial pour les gens de tout âge », conclut-il.

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