29 novembre 2012
Du mont Saint-Hilaire au mont Everest
Par: Maxime Prévost Durand

Peut-être allez-vous marcher sur le mont Saint-Hilaire quelques fois? Pour la nature, pour prendre de l’air ou pour un entraînement. Alors vous avez sûrement déjà croisé le Maskoutain Éric Lemieux lors de ses entraînements en prévision d’une expédition dont plusieurs rêvent, au mont Everest, au Népal. Il s’est rendu au camp de base de la mythique montagne dans un périple de 15 jours.

Quelques jours après son retour au Québec, M. Lemieux garde en mémoire des images grandioses de cette expédition. « On le voit si souvent à la télé ou en photo, et là j’y étais! J’avais en tête d’y aller depuis un moment déjà. J’avais entendu parler du camp de base (le premier échelon à gravir au mont Everest). Les années passaient et je n’y étais toujours pas allé, alors je me suis dit que c’était le temps de me lancer », confie-t-il.

Depuis avril, il savait qu’il s’envolerait vers le Népal. Très actif en plein air – il a déjà fait le voyage Montréal-Québec en kayak -, Éric Lemieux s’est entraîné d’une façon plus régulière et sérieuse en vue de cette expédition.Le Maskoutain allait déjà marcher fréquemment dans les divers sentiers du mont Saint-Hilaire. C’est là qu’il s’est le plus entraîné durant sa préparation.« À la fin, je montais tous les sommets deux fois avec différentes charges sur le dos. Je faisais un premier tour le matin, j’arrêtais dîner sur le bord du lac et je repartais monter les quatre sommets à nouveau. » Il s’est envolé pour le Népal le 8 octobre, pour un voyage de 21 jours, dans lequel 15 jours étaient consacrés au périple en montagne. L’ascension a débuté à une altitude de plus de 2 000 mètres. À coup de cinq heures de marche par jour, lui et les autres marcheurs se sont rendus jusqu’à une altitude de plus de 5 500 mètres au camp de base de l’Everest.Même s’il était encore loin du sommet, se trouvant à près de 9 000 m en altitude, l’impact d’une telle hauteur s’est tout de même fait ressentir sur le corps. « C’est drôle de voir ce que l’altitude peut faire sur nous. Des fois, j’avais des maux de tête, mais heureusement je n’ai pas eu de gros malaise. » La marche devient également moins rapide et le souffle est plus dur à trouver, l’oxygène se faisant plus rare.Dès le départ, il a connu des difficultés. « Quand le premier col est dur, tu commences déjà à te remettre en question et tu n’as même pas atteint encore ce que tu es venu voir, raconte le Maskoutain. Tu as beau être en forme, tu ne sais jamais comment le corps va réagir. » M. Lemieux a réussi à poursuivre l’expédition jusqu’au bout, accomplissant avec fierté cet exploit personnel.

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