18 décembre 2014
Nissan Murano
Du style encore du style
Par: Marc Bouchard
Photos Marc Bouchard

Photos Marc Bouchard

Quand on l’a lancé, il y a quelques années, le Nissan Murano était d’abord et avant tout, un exercice de style. Bien sûr, il avait des capacités techniques intéressantes, mais c’est sa silhouette unique et son fascia spectaculaire qui l’ont fait passer à l’histoire.

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Pas question pour les dirigeants de Nissan de laisser tomber cet aspect si unique de sa personnalité. Il fallait donc renouveler le Murano pour une troisième génération tout en conservant cette allure de « sculpture en mouvement » (le slogan utilisé à l’époque) qui a fait sa renommée.

De ce point de vue, il faut bien l’avouer, le Nissan Murano est une totale réussite. On a remodelé la partie avant, y intégrant notamment un capot au V prononcé plus percutant que ne l’était la rondeur de l’ancienne génération.

La nouvelle calandre est aussi entourée de phares dits en Boomerang, c’est-à-dire en forme de crochets et composés de lumières DEL, comme le veut la tendance. L’arrière offre aussi ce genre de lumières, plus durables et plus brillantes.

Mais ce qui distingue véritablement ce nouveau Murano, c’est le toit flottant. Dans les faits, on a un peu étiré la silhouette, ce qui donne l’impression que le multisegment a fortement grossi. Or, l’empattement demeure le même à 279 centimètres, même si la longueur hors tout a cru de quelque 8 centimètres au total.

Quant au toit flottant, il ne s’agit que d’un petit tour de passe-passe esthétique : le pilier A affiche la couleur de la carrosserie, alors que les piliers B et C se tournent plutôt vers un noir brillant. Résultat : on a l’impression que le toit vole littéralement au-dessus des fenêtres. Un design unique des fenêtres latérales, qui se rapproche définitivement du style Infiniti.

Il est vrai que le style extérieur est unique, et n’a que peu de risque de se confondre avec les utilitaires ou multisegments qui sillonnent la route. Ce constat est encore plus évident quand on contemple l’habitacle. Cette fois, Nissan a rehaussé d’un (ou même de deux) cran la qualité de finition et l’atmosphère qui y règne.

Des sièges grand confort, appelé « Zéro gravité » et inspirés dit-on de technologie quasi spatiale, assurent une randonnée sans maux de dos pénibles. La disposition des mousses de rembourrage, jumelée à une densité variable, permet de modifier les points de contact avec le conducteur et assure ainsi un repos quasi total.

Le tableau de bord, plus moderne, est aussi à la hauteur des attentes. Finis les plastiques craquants et mal disposés (il y a bien une petite faiblesse sur la console centrale, mais si peu) ou les commandes à l’ergonomie inspirée vraisemblablement des bouliers chinois. Cette fois, place à la simplicité et au charme. Le large écran central de huit pouces, par exemple, fournit toute l’information nécessaire et les commandes vocales sont à l’avenant. Mentionnons aussi la mise en place d’un toit panoramique aux dimensions impressionnantes, 20 % plus grand que celui de l’ancienne génération.

Un bon mot aussi pour les accessoires de base, abondants pour un véhicule de cette catégorie. Le nouveau Nissan Murano mise définitivement sur une vocation de luxe, et le laisse transparaître. Au lancement, on avait même affiché comme concurrent le Lexus RX, rien de moins, un véhicule dont le prix de base est pourtant largement supérieur.

Mécaniquement, le nouveau Murano ne réinvente rien. Il reprend le moteur 3,5 litres V6 bien connu chez Nissan. Avec ses 260 chevaux, il est plus que suffisant pour mouvoir le véhicule, sans pour autant obliger à de grands compromis. Évidemment, les conducteurs perspicaces l’auront compris, le Murano ne mise pas sur une conduite sportive pour se démarquer. Il fait plutôt dans la sagesse et le contrôle, comme le veut la tradition des véhicules plus luxueux.

Un bémol pour la boîte de vitesse, l’éternelle CVT Xtronic de nouvelle génération qui s’est avérée agréable, sans plus. On aurait souhaité des palettes au volant pour la tester davantage, mais il faut se contenter du levier de vitesse au centre de la console.

Autre détail, le Murano reprend la version deux roues motrices qu’il avait abandonnée dans son ancienne génération. Il sera donc disponible en plusieurs finitions dont la seule nuance est le niveau d’équipement, et en traction avant ou intégrale, au choix.

Avec un prix variant de 29 998 $ à un peu plus de 45 000 $ dans sa version ultime, le Murano effectue définitivement un retour remarqué. Le retour d’une sculpture aux qualités de conduites indéniables.

Fiche techniqueForces :– Style unique – Finition intérieure – Moteur économique Faiblesses :– Boîte CVT sans palettes – Manque de puissance face à la concurrence – Quelques plastiques à revoir Fiche technique :Moteur : V6 cylindres de 3,5 litres Puissance : 260 ch.Couple : 240 lb-pi Transmission : automatique à variation continue Consommation d’essence : 11,0 L/100 km (ville), 8,2 L/100km (route) Garantie : 3 ans/60 000 km (base) Prix : à partir de 29 998 $

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