21 mars 2019
Ville de Saint-Hyacinthe
Échos du conseil
Par: Rémi Léonard

Le terrain visé par la procédure d’expropriation de la Ville de Saint-Hyacinthe, au coin de la rue Saint-Pierre Ouest et l’avenue Bourdages Sud. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Procédure d’expropriation lancée sur Saint-Pierre Ouest

La Ville de Saint-Hyacinthe a enclenché le processus pour acquérir un terrain vacant par expropriation au coin de l’avenue Bourdages Sud et de la rue Saint-Pierre Ouest, près du pont Barsalou. Dans la résolution adoptée début mars, le conseil précise vouloir procéder à la reconfiguration de l’intersection et à l’aménagement d’une piste cyclable et d’un espace vert à cet endroit. Les tentatives pour s’entendre au préalable avec le propriétaire n’ont pas été fructueuses et la Ville n’a « pas le choix » de procéder ainsi, a expliqué en séance le conseiller Bernard Barré.

Il s’agit de la société Nicomar, appartenant à Nicole Brouillard et Marco Benoit, également propriétaires du terrain et de la pharmacie de l’autre côté de la rue. Les indemnités à verser par la Ville pour prendre possession du terrain n’ont pas encore été fixées. Cette intersection est celle où l’on recense le plus d’accidents impliquant des piétons et des cyclistes à Saint-Hyacinthe et la circulation est appelée à y augmenter, a aussi justifié le conseiller de La Providence. Le directeur général Louis Bilodeau a précisé peu après qu’elle partage en fait ce titre peu enviable avec l’intersection des boulevards Casavant Ouest et Laframboise.

Pourparlers entre Robin et la Ville

La Ville de Saint-Hyacinthe n’a finalement pas adopté la disposition venant geler tout développement sur les terrains vacants près de la sortie Girouard, appartenant en bonne partie au Groupe Robin. L’assemblée publique de consultation concernant cette disposition a tout de même eu lieu le 4 mars, mais son adoption a été repoussée, a indiqué le directeur général de la municipalité, Louis Bilodeau.

La Ville et Robin tenteront en effet de s’entendre sur la vision de développement à réaliser dans ce secteur. Durant la période de 60 jours dont disposent les deux parties, la municipalité a accepté de retarder l’application du changement de zonage et l’entreprise suspend en contrepartie son permis de construction, présenté tout juste avant le dépôt du projet de règlement. Il s’agit d’un permis pour des « bureaux structurants », a indiqué la directrice des communications de la Ville, Brigitte Massé. La fin de cette période de 60 jours nous mène quelque part vers la mi-avril.

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