25 février 2021
Ville de Saint-Hyacinthe
Échos du conseil
Par: Rémi Léonard

En matière de restauration d’immeubles patrimoniaux, la Ville a annoncé son intention d’intervenir à l’église Notre-Dame-du-Rosaire et au Monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang, deux bâtiments qu’elle possède déjà et qui s’inscrivent dans la vision d’un « pôle culturel » au centre-ville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

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Futur pont sur la Yamaska : un peu plus tard

En réponse à la question d’une citoyenne sur l’échéancier prévu pour le futur pont qui relierait les rues Frontenac et Saint-Pierre Ouest, dans la continuité du boulevard Casavant Ouest, quelques élus ont offert leur point de vue sur cette question à la séance du 15 février. Le développement du Domaine sur le Vert et l’accroissement de la circulation sur le Grand rang Saint-François viendront « probablement justifier le prolongement de cette voie de contournement », a d’abord indiqué le maire Corbeil, parlant tout de même d’une « mesure à long terme ».

Pour donner un horizon plus précis, le conseiller du district Douville, André Beauregard, a parlé d’une réalisation « pas avant 5 à 10 ans », en fonction de la vitesse de développement de ce quartier. Son collègue Bernard Barré a de son côté rappelé qu’il avait toujours visé 2025 et que c’est toujours la date prévue « sur papier ». « Est-ce que c’est réalisable? On va pousser fort pour que ça le soit », a-t-il commenté, parlant d’un projet « incontournable » pour le secteur.

Coup de pouce pour préserver le patrimoine

Saint-Hyacinthe participera en 2021 et en 2022 au programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier du ministère de la Culture, a statué en février le conseil. La Ville s’engage ainsi à réaliser des travaux de restauration au Monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang et à l’église Notre-Dame-du-Rosaire, pour une valeur maximale d’un million de dollars. Puisque les travaux sont respectivement évalués à 2,2 M$ et à 900 000 $, on espère aussi des aides financières.

En complément, la Ville s’engage également à investir 200 000 $ par an dans l’autre volet du programme, qui vise à soutenir les propriétaires privés dans la restauration de leur immeuble patrimonial. Tous ces investissements sont conditionnels à l’acceptation de la demande. La MRC des Maskoutains est chargée d’assurer la gestion de ce programme.

Embauche locale : retour à la case départ

Le fameux débat sur le choix de prioriser ou non les Maskoutains dans les embauches réalisées par la Ville n’a pas progressé d’un poil malgré les discussions animées qui ont eu lieu entre les élus cet automne. Devant l’embauche d’un technicien en génie civil provenant de l’extérieur, le conseiller Bernard Barré s’est levé à la séance du 1er février pour protester contre le fait qu’aucune des cinq candidatures maskoutaines n’avait été retenue.

« Je suis convaincu qu’avec un peu de bonne volonté de la part du comité de sélection, on aurait pu engager quelqu’un d’ici », a-t-il déclaré. Sa collègue Linda Roy a abondé dans le même sens, mais ils ont été les deux seuls à voter contre la résolution. C’est donc un retour à la dynamique qui prévalait au cours des dernières années.

À l’inverse, à la séance suivante, le 15 février, M. Barré a présenté avec « beaucoup de plaisir » la résolution confirmant l’embauche d’un Maskoutain en tant que préposé à la réception des matières organiques à l’usine de biométhanisation municipale. Comme quoi c’est possible!

Un échange à 1 M$

Comme prévu dans l’entente officialisant l’agrandissement de l’école secondaire Casavant dans le Séminaire de Saint-Hyacinthe, la Ville a procédé récemment à l’acquisition du boisé bordant la rue Girouard Ouest pour la somme de 1 M$. Il s’agit de la contribution municipale au projet. La résolution parle d’un « échange » puisqu’un lot moins important près de la rue Larrivée passera à la Corporation du Séminaire dans le cadre de cet accord.

Gros travaux sur Concorde Sud

D’importants travaux de reconstruction des infrastructures souterraines et de surface sont prévus sur l’avenue de la Concorde Sud, dans le quartier Saint-Joseph, et plusieurs contrats ont été octroyés par le conseil à cette fin en février. Le principal, qui porte sur les travaux en tant que tels, s’élève à 5,9 M$ et a été décroché par l’entreprise maskoutaine Bertrand Mathieu, plus bas soumissionnaire conforme. Des tronçons des rues Villeneuve Ouest, Brunette Ouest, Saint-Pierre Ouest et de l’avenue Saint-Thomas sont également inclus dans ce projet.

La firme Génipur, de Candiac, a quant à elle été chargée de la surveillance des travaux pour un montant de 178 100 $ et les Laboratoires de la Montérégie, firme basée à Saint-Hyacinthe, se chargera du contrôle de la qualité des matériaux, un mandat établi à 59 100 $.

Concernant un autre projet similaire prévu au printemps dans le quartier voisin, sur la rue Saint-Charles à La Providence, le projet s’étalera finalement sur 13 semaines seulement, a rectifié le conseiller de l’endroit, Bernard Barré, qui avait parlé précédemment de 30 semaines.

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