26 avril 2012
V-TO
Écologiques, pour vrai!
Par: Le Courrier
Richard Chevalier, dirigeant de l'entreprise V-TO, en compagnie de son fils Vincent.

Richard Chevalier, dirigeant de l'entreprise V-TO, en compagnie de son fils Vincent.

Certaines entreprises surfent sur la vague verte en modifiant les étiquettes de leurs produits afin de laisser croire aux consommateurs qu’ils sont écologiques, naturels, sécuritaires, etc. L’absence de réglementation sur le sujet laisse place à ce genre de procédé.

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De même, des entreprises créent leur propre certification interne, ce qui met l’acheteur en confiance, mais ne garantit en rien la qualité du produit. Dans le secteur des produits sanitaires et des nettoyants domestiques et industriels, spécialités de la compagnie V-TO, la seule certification officielle, c’est l’ÉcoLogo d’Environnement Canada.

À partir du moment où l’entreprise maskoutaine a cru bon de développer une gamme de produits écologiques, en 2004, elle a misé sur l’obtention de cette certification. Elle s’assurait ainsi de répondre à des critères exigeants et que des contrôles du respect des normes seraient effectués par des inspecteurs externes sur une base régulière. C’est ce qui a donné naissance à la gamme de produits EnviroLab, mise en marché en 2006. V-TO, déjà bien connue pour sa gamme plus traditionnelle appelée Chemlab, augmentait du coup son offre de produits. « Nos ventes de nettoyants écologiques croissent de près de 30 % annuellement », indique Richard Chevalier, directeur général de V-TO depuis 1975. C’est son père Pierre qui a fondé l’entreprise et depuis un an, l’homme d’affaires travaille avec son fils, Vincent Chevalier. V-TO offre une centaine de produits au milieu institutionnel, aux industries et aux commerces de détail, un marché qu’elle développe à grande vitesse depuis quelques années. « Les institutions avec qui nous faisons affaires savent que la certification ÉcoLogo est fiable. Pour ce qui est des consommateurs, c’est moins évident, car ils se fient à ce qu’ils lisent sur les étiquettes. Il y a un travail de sensibilisation à faire à ce niveau-là », avoue M. Chevalier, récemment interrogé à l’émission d’enquêtes JE qui, justement, s’attardait à aider les consommateurs à démêler le vrai du faux. V-TO, qui existe depuis 1953, compte actuellement 18 employés dont cinq à l’usine, située rue Nelson. D’autres embauches sont prévues au niveau de la production au cours des prochains mois. Depuis ses débuts, l’entreprise a procédé à trois agrandissements, le dernier remontant à 2008. M. Chevalier précise que la R et D compte pour 2 à 3 % des ventes chaque année. « Je considère que l’innovation, c’est le nerf de la guerre afin de continuer à nous distinguer, car il y a des géants autour de nous. Depuis quelques années, on remarque que les gens font un effort pour acheter québécois et cela a un impact sur nos ventes. Mais, plus que tout, je crois qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis », avoue-t-il. Fiche signalétique Nom de l’entreprise : V-TO inc. Dirigeant : Richard Chevalier Année de fondation : 1953 Municipalité : Saint-Hyacinthe Secteur d’activité : chimie et plastique Marché : l’Est du Canada, soit l’Ontario, le Québec et les Maritimes. Site Internet : www.vto.qc.ca

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