20 février 2020
Église de Saint-Pie : Savard-Tremblay à la rescousse
Par: Benoit Lapierre

Le député de Saint-Hyacinthe-Bagot à la Chambre des communes, Simon-Pierre Savard-Tremblay, entend donner un sérieux coup de pouce à la Fabrique de la paroisse Saint-Pie dans sa recherche de fonds pour la réparation de l’église patrimoniale. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Fabrique de la paroisse Saint-Pie peut compter sur le député bloquiste de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, pour l’aider à amasser les 500 000 $ dont elle a absolument besoin pour réparer l’église, amputée de l’une de ses deux flèches durant la tempête de vent du 1er novembre 2019.

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De passage au presbytère le 14 février, le député Savard-Tremblay s’est engagé, en conférence de presse, à remuer ciel et terre pour trouver des sources de financement, principalement dans l’appareil gouvernemental fédéral. « Je vais commencer à fouiller pour trouver des programmes patrimoniaux dont on ne soupçonne pas l’existence. Je ne peux pas croire qu’il n’existe pas un seul programme fédéral pour un cas comme celui-là », a-t-il lancé.

Il a aussi annoncé qu’il allait contribuer sur-le-champ à la campagne de financement en cours en y allant d’un don personnel de 1500 $ pour la reconstruction. Il a expliqué qu’il aurait aimé en faire autant à titre de député, mais qu’il ne disposait pas d’un budget discrétionnaire qui lui aurait permis de poser ce geste.

« La tempête a fait beaucoup de dégâts et touché bien des gens, mais le clocher qui s’est cassé à Saint-Pie, c’était assez troublant. Je suis d’ailleurs venu ici tout de suite en apprenant la nouvelle ce jour-là. Cette église est un lieu extrêmement important pour la communauté, c’est un bien patrimonial et je ne pouvais pas rester les bras croisés devant ça. Trouver l’argent qu’il faut pour la réparer, ça ne dépend que de nous. À partir de lundi, on amassera les dons à mon bureau de la rue Bachand à Saint-Hyacinthe et j’invite les citoyens à se montrer généreux. Une somme de 500 000 $, c’est 500 personnes qui donnent 1000 $, ou 1000 personnes qui donnent 500 $ », a poursuivi le député Savard-Tremblay.

Lancée officiellement le 26 janvier, la campagne de financement présidée par Guy Lacasse n’a donné jusqu’ici que des résultats mitigés, malgré une sollicitation particulière auprès des entreprises locales. « Jusqu’ici, nous n’avons reçu que très peu de dons. Nous avons fait 90 envois postaux, mais il n’y a pas beaucoup de monde qui a répondu », a indiqué la vice-présidente du conseil de Fabrique, Francine Boulay.

Malgré tout, les réparations qui devaient être effectuées d’urgence dans le comble sont maintenant terminées. Ces travaux, qui ont couté 100 000 $ et qui seront en partie couverts par les assurances, permettront la réouverture prochaine de l’église. Mais il reste beaucoup à faire, notamment parce que le clocher qui a résisté aux vents – c’est la flèche qui abrite les cloches – nécessite aussi d’importantes réparations. Pour cela, il devra être amené au sol, une opération dont le coût a été estimé à 104 000 $. Quant à la flèche qui est tombée, l’objectif de la Fabrique demeure toujours de la reconstruire, si elle en a les moyens. Mme Boulay a annoncé que les paroissiens seraient bientôt convoqués à une rencontre d’information qui aura lieu à la mi-mars et durant laquelle ils seront aussi invités à exprimer leurs souhaits à l’égard de leur église, dont la majeure partie a été érigée entre 1850 et 1854. Les clochers on été ajoutés en 1910, au moment de la reconstruction de la façade.

« C’est un bâtiment patrimonial qui touche toute la population, mais seulement 10 % des gens paient la dime (65 $ par adulte). On doit aussi vivre de dons parce qu’il y a beaucoup de dépenses. Juste pour les assurances, c’est 19 000 $ par année, et ça coûte à peu près la même chose en chauffage », souligne Mme Boulay.

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