15 mars 2018
Hockey collégial
Élimination hâtive des Lauréats
Par: Maxime Prévost Durand
Le gardien du Boomerang, Jacob Delorme, n’avait pas perdu en temps règlementaire depuis son arrivée avec André-Laurendeau après les Fêtes, après avoir entamé la saison aux États-Unis. Il a causé bien des maux de tête à l’attaque des Lauréats dans cette série.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le gardien du Boomerang, Jacob Delorme, n’avait pas perdu en temps règlementaire depuis son arrivée avec André-Laurendeau après les Fêtes, après avoir entamé la saison aux États-Unis. Il a causé bien des maux de tête à l’attaque des Lauréats dans cette série. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La saison de rêve des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe s’est terminée abruptement dimanche. La formation maskoutaine s’est fait montrer la sortie dès la ronde quart de finale face au champion en titre, le Boomerang du Cégep André-Laurendeau. Celui-ci n’a eu besoin que de deux matchs pour éliminer les Lauréats.

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Le Boomerang a remporté le premier duel de la série vendredi soir au Stade L.-P.-Gaucher au compte de 2 à 1 avant de triompher 4 à 3 dimanche après-midi du côté de LaSalle. André-Laurendeau n’a jamais tiré de l’arrière lors de ces deux rencontres.

« Ce sont les champions en titre, alors c’était toute une série pour commencer les éliminatoires, a commenté l’entraîneur-chef des Lauréats, Louis-Philippe Blanchet, dans un entretien avec LE COURRIER. Ils avaient 12 vétérans qui ont remporté le titre l’an dernier. Ils avaient beaucoup plus d’expérience que nous en série. »

Malgré cette élimination hâtive, les Lauréats ont livré une fière opposition au Boomerang. Le Cégep de Saint-Hyacinthe est sorti en force lors du premier match, livrant une première période haute en intensité. L’équipe n’a toutefois pas été en mesure de concrétiser ses chances de marquer, faisant face au brio du gardien Jacob Delorme. L’ancien des Cantonniers de Magog avait rejoint le Cégep André-Laurendeau au retour des Fêtes après avoir entamé la saison aux États-Unis et n’avait toujours pas subi la défaite en temps règlementaire depuis.

Le Boomerang a quant à lui profité d’une déviation chanceuse sur un joueur maskoutain pour s’inscrire au pointage dès les premières minutes de jeu, puis a doublé son avance lors d’un avantage numérique en deuxième période.

En retard 2 à 0 avec moins de cinq minutes à faire à cette rencontre, les Lauréats ont rebondi grâce à leur capitaine, Simon Gravel, qui a marqué en échappée lors d’un double désavantage numérique. Cela n’a toutefois pas suffi à ramener la troupe de Saint-Hyacinthe dans le coup.
Dans le second duel, le Boomerang a de nouveau été le premier à marquer, prenant même une avance de 4 à 0 avant la mi-rencontre. Plutôt que de se laisser abattre, les Lauréats ont répliqué avec deux buts en moins de 30 secondes du bâton du défenseur Joakim Bérubé.

Les Lauréats croyaient avoir ajouté un autre but au début de la troisième période, mais il a finalement été refusé. « L’arbitre n’est jamais venu m’expliquer pourquoi il avait refusé le but. Il n’a même pas consulté ses adjoints, il a relancé le jeu tout de suite », a fustigé l’entraîneur Blanchet, qui en avait d’ailleurs long à dire sur le travail des officiels dans la série.

William Fortier a finalement réduit l’écart à un seul but avec un peu moins de trois minutes à faire à la rencontre, mais le Boomerang a tenu le coup pour l’emporter et mettre fin à la saison des Lauréats.

Fierté

Bien que son équipe ait vu son parcours prendre fin plus tôt qu’il ne l’aurait espéré, Louis-Philippe Blanchet n’avait que de bons mots à l’endroit de ses joueurs.

« Je suis fier de la façon dont les gars ont joué. On est arrivés prêts et je ne pense pas qu’on aurait pu faire mieux. »

Il a d’ailleurs souligné la force de caractère de son équipe, qui n’a jamais lâché. « Même quand c’était 4 à 0 dans le deuxième match, les gars se sont levés. Ils y croyaient encore et ça nous a permis de marquer deux buts coup sur coup. […] Oui c’est décevant, mais il n’y a aucun regret à avoir. Les joueurs étaient préparés, l’effort était là et l’éthique de travail était au rendez-vous. »

À sa deuxième saison dans la ligue collégiale de hockey masculin du RSEQ, le Cégep de Saint-Hyacinthe s’est hissé parmi les meilleurs au classement cette saison, présentant la deuxième meilleure fiche de tout le circuit avec un dossier de 27 victoires et 9 défaites.

« On est extrêmement fiers d’où on est rendus déjà. André-Laurendeau a un programme qui existe depuis 8-9 ans, ils sont deux fois champions de la ligue et, après seulement deux ans, on voit qu’on n’est vraiment pas loin d’eux », a conclu l’entraîneur.

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