16 mai 2013
Gouvernance et reddition de comptes du CLD
Émilien Pelletier, un observateur satisfait
Par: Le Courrier
Émilien Pelletier donne son appui sans réserve au CLD Les Maskoutains.

Émilien Pelletier donne son appui sans réserve au CLD Les Maskoutains.

Difficile de trouver au gouvernement des élus prêts à commenter les révélations faites par LE COURRIER dans le dossier du CLD des Maskoutains et de la Cité de la biotechnologie. Seul à prendre la parole, le député Émilien Pelletier, qui occupe un siège d’observateur au CLD, affirme qu’il est satisfait du travail, de la gouvernance et de la reddition de comptes de l’organisme de développement économique local.

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« Une place d’observateur est réservée d’office aux députés dont la circonscription partage une partie du territoire du CLD, a expliqué d’entrée de jeu M. Pelletier, seul député à occuper sur une base régulière son siège d’observateur au CLD Les Maskoutains. Dans la région, les autres députés qui ont un siège d’observateur ont moins d’intérêt à assister aux séances puisque ça concerne peu leur territoire. Et ils ont aussi leur propre CLD local. »

« Les gens assis autour de cette table ne sont pas des deux de pique, a-t-il poursuivi. Je fais confiance aux administrateurs. » Contrairement aux membres du conseil d’administration qui se sont exprimés jusqu’ici, Émilien Pelletier estime que toutes les questions adressées lors des séances obtiennent des réponses satisfaisantes. « Si la personne qui pose une question n’est pas satisfaite, il faut qu’elle le dise, qu’elle pose une autre question. Pour ma part, j’ai toujours obtenu les informations que je voulais. » « D’ailleurs, les gens qui discutent publiquement de ce qui se passe autour de la table du conseil d’administration sont libres de le faire, mais ils vont ainsi à l’encontre d’un important principe de gouvernance, qui est justement que ce qui se passe au CA reste au CA. En général, seul un porte-parole devrait pouvoir commenter », ajoute-t-il. M. Pelletier ne voit par ailleurs aucun comportement répréhensible dans les révélations du COURRIER, pas plus qu’il ne voit de conflit d’intérêts à ce que le maire de la Ville de Saint-Hyacinthe Claude Bernier soit aussi président du conseil d’administration ou à ce que le directeur général du CLD puisse approuver lui-même les comptes de dépenses de son adjointe et conjointe. « Les élus qui siègent au CLD sont là dans l’intérêt de la Ville, pour son développement économique. Je ne crois pas que d’occuper ces sièges remet en question la capacité des élus à remplir leurs responsabilités au plan communautaire ou social », a-t-il noté. « Je pense qu’on a affaire à une sorte de vendetta. Certaines personnes n’ont pas intérêt à ce que le maire paraisse bien à l’aube des élections. Avez-vous des preuves que l’argent n’est pas bien dépensé? Si c’était si grave, la Sûreté du Québec serait sur le dossier. Il s’agirait de crimes économiques. Dans ce que je lis dans votre dossier, je ne vois rien de répréhensible, je vois juste des « à-peu-près » », a ajouté M. Pelletier. Le député affirme par ailleurs que devant les bons résultats obtenus par le CLD, il n’y a pas lieu de remettre son administration en question. Idem d’ailleurs en ce qui concerne le caractère privé de la Cité de la biotechnologie. « Il n’y a que LE COURRIER qui se demande si c’est privé ou public. La Charte de la Cité, fondée en 2002, dit que c’est privé et je n’ai jamais entendu personne le contester à part vous. Vous avez le droit de poser la question. On a même le droit de se demander si ça ne devrait pas être modifié. Mais moi je ne le ferai pas. Les gens qui étaient autour de la table en 2002 ont pris la décision d’en faire une organisation privée et force est de constater que le modèle a fait ses preuves jusqu’ici. Pourquoi changer une recette gagnante? » Rappelons que Mario De Tilly, directeur général du CLD Les Maskouains et de la Cité de la biotechnologie, a participé et pris la parole à l’assemblée d’investiture du Parti québécois de Saint-Hyacinthe qui devait couronner Émilien Pelletier au printemps 2012.

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